Mercredi 8 octobre 2008
Ah enfin ! Un quart d’heure que j’ai ouvert ma page blanche pour commencer à écrire ma bloggouillerie du matin mais à chaque fois que j’approchais mes mains du clavier un éternuement projetais mon corps en arrière ! Non, je n’ai pas la crève, c’est mon éternuement de type allergie, celui qui se pointe une fois tous les quinze matins pour me pourrir la vie pendant 10 ou 30 minutes, je l’adore ! Tout consiste à réussir à reposer sa tasse de café avant l’éternuement pour ne pas avoir à sortir acheter un clavier neuf. Une fois ça m’était arrivé le soir, c’était désagréable d’être amputé du clavier à l’heure ou les marchands de claviers dorment. Certes ce n’était pas du café, c’était du Ricard, certes je n’avais pas éternué, j’étais ivre, mais pour le clavier, café, Ricard, éternuement ou ivresse, je vous assure qu’il ne voit pas la différence, il crève c’est tout ! Bon ayé, c’est passé, je vais pouvoir m’allumer une clope ! Ce que je fais là de suite en direct hop ! Là vous êtes en train de vous dire, merde encore une matinée ou B+ n’a rien à raconter alors il divague sur son présent et nous énumères ses clopes, ses cheveux blancs et les poils abandonné sur le canapé par son chihuahua ! Ha non c’est pas un poil, c’est une écharpe ! Ou alors c’était un très gros chihuahua ! Voilà, c’est ça que vous êtes en train de vous dire hein ? Et bien figurez-vous que nom ! Ce matin j’ai un sujet en or, parce que hier soir j’étais invité à l’avant première d’un spectacle, si si un spectacle et quand je vais vous dire ce que c’était, car je vais vous le dire à un moment si vos yeux tiennent la lecture jusqu’à ce point, vous allez tous être jaloux, mais alors jaloux de chez jaloux, la jalousie va transpirer par tous les pores de votre envieuse peau ! Vous allez vous dire, putain c’est dégueulasse, il n’y a que les parisiens qui ont cet accès privilégié à la culture, c’est trop honteux que c’est pas juste ouais ! Il y en a marre, nous aussi nous voulons du soleil et des lendemains culturels qui chantent ! Bin justement tiens, je ne dis pas ça pour attiser votre jalousie, je ne suis pas du genre à recourir à un tel procédé, mais ce n’était pas seulement un spectacle, c’était une comédie musicale !!! Là vous n’en pouvez plus de rage et de désespoir non contenu vous projetez violemment votre chihuahua contre le mur et son écharpe retombe violemment sur le canapé !

Donc hier soir, tatatatatata, roulements de tambours, trompettes et chihuahua égorgés à l’écharpe, j’ai vu… Suspens… Le premier spectacle musical de Franklin et ses amis !!!!!! Attention l’affiche !!!!!!!!!


Lààààààà ! Vous suffoquez de jalousie je le sent bien ! Vous avez vu en plus, au Grand Rex, ça ne rigole pas !

Bon que dire pour résumer ce somptueux spectacle ? Ah oui je sais : le machin le plus affligeant jamais présenté sur une scène de spectacle vivant ! Et encore je suis gentil, si je n’avais pas pu me casser à l’entracte, si j’avais du voir ça jusqu’au bout, je serais allé porter plainte ce matin au lieu de bloggouiller. Jamais de ma vie je n’avais vu quelque chose d’aussi honteux. Qu’est-ce que je suis allé foutre dans cette galère me direz-vous ? Bin j’y étais contraint professionnellement, ce qui induit fort heureusement que j’étais invité, parce que les gens qui ont payé leur place, je pense qu’ils ont du se venger sur leur chihuahua en rentrant chez eux et qu’une armée se soulève déjà dans Paris pour démonter le Rex pierre par pierre, chihuahua par chihuahua ! Pour la petite histoire, je travaille moi-même depuis un certain temps avec mon amie MCV à l’écriture d’une comédie musicale adapté d’une série pour enfant. Si je compares ce que l’ont a écrit à ce que j’ai vu hier soir, on peux dores et déjà prétendre au Goncourt de la comédie musicale pour enfant ! Les petits malins qui ont acheté la licence Franklin pour en faire un spectacle ont oublié la case scénario dans leur budget, d’ailleurs ils ont oublié beaucoup de chose dans leur budget. Ne soyons pas mesquin, le budget costume à été très bien exploité, ah ça les costumes sont réussi, c’est sur, si ce n’est que les bouches ne bougent pas et qu’on ne sait jamais qui parle, sauf parfois grâce à une astuce de mise en scène qui consiste à déplacer le comédien enfermé dans ses kilo de peluche à l’avant scène pour qu’on comprenne bien, puisqu’il est devant que c’est lui qui parle ! Je comprends d’ailleurs que le nom du metteur en scène ne figure nulle part, en fait, je pense même que les producteurs ont du se dire qu’il n’aurait pas vraiment besoin de metteur en scène ! Les décors sont moches et ont du être réalisé dans un atelier clandestin pour deux euros de l’heure par des peintres avec les pieds. Les comédiens cachetonnent et heureusement pour eux, pour la plupart, on ne voit pas leur tête. J’espère que la tête à claque qui joue le troubadour à bien négocié son contrat, parce qu’à moins d’un miracle, il ne risque pas d’être très demandé après ça, même une pub de lessive au japon ça ne va pas être simple à trouver pour son agent ! Le plus drôle, c’est qu’hormis justement ce fameux troubadour qui a droit à un micro sous le menton pour chanter ses daubes débilifiantes, tout le reste est en play back et, au premier rang (j’étais au premier rang homme chanceux que je suis), ça ne pardonne pas, surtout quand les enceintes sont cinq mètre devant les comédiens ! Enfin, le gamin de cinq ans qui voit Franklin en peluche géante faire des galipettes en chantonnant des inepties lui il est presque content, mais sa mère à côté ! J’ai regardé le publique à un moment, c’était gratiné la tête des parents !

Bon de toute façon, en ce qui me concerne, Franklin, en livre, en dessin animé ou en calendrier (zut j’ai oublié au Rex mon calendrier Franklin offert !) ça fait 25 ans que ça existe et ça fait 25 ans que je trouve ça moche de laid de chez hideux. Si j’avais des enfants, mais bon paraît qu’il faut être deux pour faire des enfants alors bon j’en ai pas, je ferais un boycott de cette saloperie de tortue ignoble, j’irais jusqu’à la crèche éradiquer toute trace de cette horreur graphique sans nom, je menacerais les mères des autres enfants de mille tortures si jamais elles osaient pervertir mon gosse avec cette imagerie vulgaire. Je m’emballe un peu là. Mais je vous jure je peux pas l’encadrer cette tortue de merde, alors en live en train de chanter des chansons à la con sur une musique insupportable c’est un pousse au meurtre. Ce qui me rassure dans tout ça, c’est que les gens avec qui je travaille à l’adaptation d’une série pour enfant en spectacle musical étaient aussi affligés que moi, voir plus, ce qui laisse présager qu’on va essayer de faire un spectacle de qualité, qu’on ne va pas faire comme ces pourris de producteurs de Franklin la tortue daubique à essayer de se faire un max de blé sans rien glandouiller sur la tête de gosses de 5 ans. Rien que pour ça, ça me donne envie de gerber, ne pas être capable de penser au delà du pognon, d’investir sur une licence populaire auprès du jeune publique et de se tourner les pouces en comptant les recettes. Franchement, tout ce que j’espère c’est qu’ils vont se planter royalement et que la boîte qui a produit cette horreur coule dans les méandres des profondeurs de la ruine la plus totale.

Vous avez des enfants entre 4 et 6 ans, un conseil, qu’ils vous supplient, qu’ils pleurent, qu’ils menacent d’étrangler le chihuahua avec son écharpe, jamais, ce cédez jamais, n’allez surtout pas voir Franklin le spectacle musical.

Bon c’est pas tout ça, mais j’ai du boulot, allez à plus !


B+


ps : pourquoi les chihuahuas ?
Par B+ - Publié dans : Spectacle - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Mardi 7 octobre 2008
Hier matin, après une épouvantable nuit à refuser le sommeil en bloc, étouffé par l’angoisse de rentrer chez moi, le réveil a sonné le glas à 8h30. Il fallait partir, une douche, un café, une clope et hop en route vers le camion qui m’emmènerait à la gare. Seulement BXL n’entendait pas les choses de cette façon, ça ne pouvait pas être si simple de la quitter comme ça, surtout la quitter pour Paris, non ça c’était vraiment trop pour elle ! Alors elle a imaginé un stratagème machiavélique pour me retenir, elle s’est mise en grève. Plus de bus, plus de métro et surtout plus de train. Après une heure d’embouteillage, Sam m’a laissé devant la gare et là on se serait cru dans un film de zombies ! La gare déserte, les panneaux d’affichages vides, un silence de plusieurs kilomètres de rien devant moi. BXL ma belle, je serais bien resté, vraiment, mais j’ai un rendez-vous avec Olivia à 15h00 dans le 17ème à Paris, je sais que tu es jalouse, mais je dois aller retrouver Olivia, c’est mon destin tu comprends ? Olivia n’est pas plus belle que toi, ça n’a rien à voir, c’est purement professionnel, je te le jure, je ne te mentirais jamais. BXL a consenti finalement à m’ouvrir une voie de secours. Bien caché dans la gare, un bus se préparait à trimballer une poignée d’errant jusqu’à Lille. A midi le bus à enfin  pris la route, à 13h00 j’étais à la gare de Lille. A 13h30 un tgv décollait pour Paris nord, je demande à un gars de la sncf sur le quai à quelle heure le train serait à Paris, il me répond : "je sais pas 15h00 ?" Nooooooon !!!! Pas 15h00 à la gare du nord, je dois être à 15h00 dans le 17ème pour retrouver Olivia !!!!! Noooooooooooooooooooon !!!!!!! La mort dans l’âme, je grimpe dans le train bondé et je m’affale entre deux wagons.

Une jeune fille est entré en pleurant dans le train et s’est assise à quelques mètres de moi. Oui, il y avait plus malheureux que moi à ce moment-là. Pourquoi pleurait-elle ? Comme ça, ça ressemblait à une rupture un peu violente, mais il n’en était rien. Un gros salaud de contrôleur a éclairci la situation. Autrefois, du temps où la sncf était possible, c’est à dire encore avant que se soit possible, on achetait un billet de train pour un trajet et on payait un complément si une réservation était nécessaire. Désormais, un billet est unique et si on doit l’échanger à la dernière minute au nom de je ne sais quelle urgence, on se le met dans le cul bien profond. J’exagère, certains billets demeurent échangeables, mais vous admettrez que tout est fait pour compliquer la vie de l’usager. Bref cette jeune fille avait un billet initialement prévu pour un départ à 16h00, une urgence  la pousse à sauter dans ce train en larme à 13h25 sans avoir le temps de changer son billet au guichet. Naturellement son billet de 16h00 est en plus un billet spécial qu’elle aurait pu échanger pour un train à 15h00, là j’ai pas tout compris, mais c’est ce que lui à expliqué le contrôleur en lui répétant plusieurs fois qu’elle était vraiment trop conne (sans le dire vraiment mais il le pensait si fort ce gros enculé de sa race de merde) de ne pas avoir attendu le train de 15h00 parce que là elle va devoir raquer 50 euros d’avoir été si conne. A force de s’entendre répété dix fois qu’elle aurait du attendre, que c’était n’importe quoi de pas s’organiser convenablement et de changer d’avis quand on a un joli billet pour 16h00 et que du coup maintenant elle doit raquer juste par sa faute parce qu’elle est trop cruche, la fille à lâché agacé : « bin il y a des moments dans la vie où on a pas le choix, vous pouvez comprendre non ? » Visiblement il n’avait pas bien compris ce gros tas de merde puante puisqu’il a continué à lui expliquer la logique du temps qui coute moins cher quand on en respecte les règles horaires alors elle a craqué : « ma grand mère est mort putain ça vous ferez chier d’être humain deux minutes ! ». Oui ça le faisait chier : « vous payez comment ? ». Il a répondu plusieurs fois qu’il ne faisait que son métier, sinon il serai resté chez lui, certes, c’est sur, c’est bien. On était quelques uns dans le wagon à attendre que ça passe, incapable de dire quoi que ce soit, de toute façon, quoi dire ?

Allez pour se détendre, un petit bout d'une chanson du groupe Volo :

Il fallait que je prenne le train à tout prix
D'ailleurs je ne me suis pas fait chier, je l'ai pris
Sans billet sans ticket sans titre de transport
J'espérais seulement ne pas tomber sur un de ces gros porcs
Au sourire sadique quand il vous demande
Une pièce d'identité oh oui c'est sûr il bande
Il doit jouir trop fort ça se voit dans le plus profond de son regard
Quand il vous dit monsieur j'vous fous dehors à la prochaine gare
Mais hallucinant pour moi ce jour-là le trajet fut d'enfer
A marquer dans les annales du chemin de fer
Le contrôleur en fait était une contrôleuse
Petite culotte à fleurs, un corps de danseuse
Elle m'a fait l'amour, je meurs si je mens
Dans un compartiment
Elle m'a tout fait goûter
Les banquettes et les portes bagages
et m'a laissé sa casquette, souvenir du voyage.



Bon allez, c'est mon jour de bonté je vous mets le clip en lien : Une histoire sympa.

Miracle ! Le train arrive à 14h30 à la gare du nord. J’ai foncé dans le métro et j’ai retrouvé Olivia à 15h00 tapante, ouf ! Passé mon rencart professionnel, je suis enfin rentré chez moi et là, la réalité m’a frappé très fort… Fort de plein de choses, mais très fort. Maintenant il va falloir être capable de continuer à écrire chez moi, je vous laisse dans ce terrible suspense : B+ parviendra t-il à écrire chez lui ? C’est une bonne et terrible question !


A très vite.
B+
Par B+ - Publié dans : Bavardage
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Dimanche 5 octobre 2008
Il n’y a rien à comprendre donc. Juste se laisser porter un peu, marcher à l’inconnu et laisser tout divaguer. C’est un luxe que l’on se permet plus aisément en étant à des kilomètres de chez soi, déjà parce que tout nous pousse à la mobilité, parce qu’on évite généralement de faire les cents pas dans l’appartement des amis qui nous accueil et puis, allez hop ! Dehors, qu’il pleuve qu’il vente, Bruxelles t’appelle, tu serais bien aimable de ne pas l’ignorer, alors tu prends ta capuche cette fois et tu vas voir comme c’est souriant malgré la pluie. La faim m’a lancé dehors, j’ai fait le tour du quartier avant de trouver le sandwich de mes rêves et j’ai mangé en marchant tranquillement. Une librairie a interrompu mon errance (oui bin à BXL les librairies, c’est si simple !), seulement pas juste une librairie, une librairie papeterie, eh oui, ça change tout. Parce que l’écrivain en herbe que je suis, était en panne de Moleskine. Un Moleskine vous savez c’est ces fameux carnets reliés cuir qu’on aime bien promener avec nous parce qu’ils sont solides et que le papier est agréable. Ou alors comme ils se décrivent eux-mêmes légèrement ronflant : « Moleskine est le carnet légendaire des artistes et des intellectuels européens de ces deux derniers siècles : de Van Gogh à Picasso, d’Ernest Hemingway (Heu… ? Européens vous disiez !) à Bruce Chatwin » Bref, mon vieux Moleskine usé était à trois pages du remplissage total, il fallait agir, parce qu’il est inimaginable de commencer à écrire quelque chose au bord d’un ravin. Il me fallait des kilomètres d’horizons de feuilles vierges. Aujourd’hui on trouve des Moleskine partout, ce qui me convient bien, je ne vais pas snober un outil de travail sous prétexte qu’il est à la mode, j’aime les Moleskine, voilà. Avant de m’enquérir de ce précieux carnet, j’ai flâné entre les étagères de livres. Au début sans trop y croire, à la recherche de rien de particulier, mais comme je suis parti de Paris en oubliant tous ce que j’envisageais de lire, il me fallait un substitut. Je savais que je cherchais quelque chose à la lettre « B » mais je ne savais plus quoi, alors j’ai feuilleté un temps quelques Balzac. Mais non, pas envie de ça finalement. Je l’ai trouvé juste en dessous : Richard Brautigan. Un nom qui m’apparaissait comme une évidence, c’était lui que je cherchais. Je ne sais plus comment ce nom est venu à moi, je crois que c’est peut-être mon histoire d’amour échoué qui me l’avait soufflée il y a quelque temps, si c’est bien elle, je lui en serais éternellement reconnaissant.

J’ai feuilleté tous les ouvrages de Brautigan avant de trouver un recueil de 62 textes courts intitulé « La vengeance de la pelouse » et en le survolant je suis tombé là : « Ses yeux étaient des tapis humides et meurtris. Comme une espèce d’étrange aspirateur, j’ai essayé de le consoler. Je récitais les sempiternelles litanies que l’on répète quand on essaie d’aider un cœur brisé, mais les mots n’y font rien. Ce qui fait la différence, c’est d’entendre une autre voix humaine. Rien de ce qu’on peut dire ne rendra jamais heureux le type qui se sent dans une merde noire parce qu’il a perdu celle qu’il aime. » Ça faisait écho. Je me suis dit que je venais de me faire un nouvel ami et depuis hier soir que je déroule ce petit livre, je vais de bonheur en bonheur. C’est drôle, je ne savais rien de Brautigan avant ce livre, mais précisément cet ouvrage, il l’a vraisemblablement écrit à 34 ans, mon âge donc, ça fait toujours un peu étrange. Bon il s’est tiré une balle dans la tête à 49 ans, ça me force à méditer avant de pousser l’identification ! Je vais en tout cas me faire un chemin de lecture dans son œuvre, car pour l’instant, le peu que j’en ai vu me parle terriblement. Moi qui n’aimais pas la littérature américaine, je vais pouvoir passer un cap ! C’est drôle là je viens de me relire et je me suis dit : « putain j’écris bien ! » Mais en fait non, je relisais l’extrait de Brautigan ! Un nouveau Moleskine, un bon livre, tout était parfait. Je suis donc parti en quête de mon Grall du jour : la gaufre de Liège avec des fraises et de la chantilly.

J’avais repéré une échoppe de gaufres avant hier, dans la parti la plus touristique de BXL, à cinq mètres du Manneken Pis. C’était celle-là que je voulais, la gaufre la plus touristique du centre, pas la peine de me narguer sur le chemin avec un ersatz de gaufre qui n’a rien à voir avec la savoureuse gaufre attrape touriste de mes rêves ! Bon mais je ne me rappelais plus qu’elle était à cinq mètre du Manneken Pis alors j’ai cherché un moment, mais pas question de me laisser tenter ailleurs, c’est celle-là que je voulais point ! Alors je l’ai vu, scintillante aux milieu des cieux, écartant les nuages de son aura divine, irradiant même la pluie sur son passage, la gaufre de Liège débordante de fraises et inondée de crème fouettée ! Alléluia ! Et l’orgasme monta en mon palais dans une explosion de plaisir inexprimable. Aucun mot ne pourra jamais décrire ce déluge de sucre, cette cascade de crème, cette avalanche fruitée glissant délectable, le long de mon corps secoué de spasmes impudiques ! Une jeune fille plantée là en me voyant, si gros avec ma gaufre immense a lâché avec son accent Belge : « Ah les hommes ! » d’un air mi amusé mi désespéré !

Maintenant, l’écrivain en herbe devait herber ! Je me suis mis en quête d’un petit bar fumeur dans les sablons et j’ai trouvé mon bonheur tout près des « Brigittines » où j’irais voir mon amie Cécile tout à l’heure. Parce qu’en début d’après midi, une idée avait surgit et il devenait urgent que j’entame sa mise en forme. Curieusement, moi qui d’habitude me sers de mon carnet que pour prendre des notes, pour dessiner des structures, délier des idées, j’ai commencé à rédiger directement le texte que j’avais en tête. Entre deux bières et cinq clopes j’ai gratouillé quatre pages avec énormément de joie, malgré la relative noirceur de ma nouvelle en cours. Je ne sais pas si c’est la distance, le célibat, la Duvel (la bière) ou la magie Bruxelloise, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas autant écrit en une journée (oui parce qu’après le spectacle de mon amie Cécile je suis rentré vers 23 heures et j’ai continué à écrire jusqu’à 4 heures du matin, dingue !). Bon petite pause omelette au lard et je reviens !

Après cette excellente omelette préparé par Sam avec amour (là j’ai un peu honte, j’aurais pu la faire l’omelette, le pauvre Sam il a bossé toute la nuit, il est rentré à six heures et c’est lui qui s’occupe de moi !) je vais pouvoir vous parler de mon amie Cécile et de Klang sa compagnie.

Play In C pour une nuit blanche (concert participatif pour toute une nuit).
Voilà pour le titre, le sous titre et le sous texte.

Depuis plus de trois ans Cécile Guigny travaille d’arrache pied à ce projet magnifique. En partant d’une œuvre clé de la musique contemporaine « In C » de Terry Riley, pièce de 1964 considéré comme l’ancêtre de la musique répétitive elle a développé un processus interactif incroyable. L’idée est de permettre à des joueurs non musiciens de jouer l’œuvre en compagnie de véritables musiciens. Comment est-ce possible ? A l’aide, je dirais d’instruments semi virtuel. Je ne trouve pas le terme adéquat, mais l’instrument dont va jouer le public non musicien pour s’intégrer à l’ensemble ressemble à un pupitre, un pupitre sur lequel est imprimé une partition où sont représentés les 53 cellules musicales de l’œuvre (53 motif en Do qui peuvent se superposer et interagir ensemble, toutefois avec certaines règles). Une loupiote éclaire la cellule qu’on est en train de jouer et un bouton permet de naviguer d’une cellule à l’autre. Chaque pupitre produit le son d’un instrument de l’orchestre. Pardon Cécile, je ne suis pas journaliste, je sens que j’explique très mal. Mais il ne s’agit pas de simple synthétiseur que le public met en play ou pause. Devant chaque pupitre il y a un tube avec des capteurs qui permet en variant la position de sa main de haut en bas, de gérer l’amplitude du son. C’est là que ça devient passionnant, car toute la beauté de cette installation tient dans sa capacité à forcer l’écoute, à induire de jouer ensemble. Et ça marche, on sent les gens troublés, un peu gauche au début à ne pas être convaincu du son qu’ils produisent, mais au fur et à mesure des tournants de l’œuvre, tout se précise, l’union entre tous est palpable et ça devient par moment, complètement magique, quasi irréel et dans la chapelle des « Brigittines » ça prenait une dimension sacrée. J’ai aimé voir Cécile se balader de musicien en musicien, délicate et gracieuse. Comme un chef d’orchestre qui irait chuchoter les mouvements à l’oreille de ses musiciens (la pièce de Riley à été prévu à la base pour que les musiciens puissent jouer sans chef !). Voilà, c’est difficile de décrire ce moment en fait, surtout que je ne suis pas complètement objectif, mais Cécile vraiment, bravo, c’était féérique et terriblement humain en même temps et dieu sait si l’interactivité est la chose la plus difficile à mettre en place dans le spectacle vivant, alors quand non seulement ça fonctionne et que c’est beau, merci. Pour vous tenir au courant de l’activité de Klang, la structure de Cécile, vous pouvez faire un tour par ici : KLANG.

Houlalala qu’est-ce que je suis bavard ! Bon demain retour à Paris, pourvu que ça ne muselle pas ma plume… J’angoisse un peu quand même, enfin on verra bien.

Finissons sur ces vers de notre ami Dick Annegarn, tellements évidents mais nécessaires. Vous me pardonnerez cette facilité, mais croyez-moi ou pas, ça fait 20 ans que cette chanson me fait pleurer, ce n’est pas aujourd’hui que ça va changer, oui je sais, je suis très fleur bleu, mais c’est comme ça, allez à très vite.

« (…)

Cruel duel, celui qui oppose
Paris névrose et Bruxelles
L'abruti qui se dit que bientôt ce sera fini
L'ennui de l'ennui

Tu vas me revoir, mademoiselle Bruxelles
Mais je ne serai plus tel que tu m'as connu
Je serai abattu, courbattu, combattu
Mais je serai venu

Bruxelles, attends-moi, j'arrive
Bientôt je prends la dérive
Paris, je te laisse mon lit...».



Par B+ - Publié dans : Bavardage
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Samedi 4 octobre 2008
La vie est ainsi faite. On cherche à comprendre des trucs, des attitudes, des gestes que certaines personnes ont faits, on cherche un sens à une rupture, à un amour, une amitié et l’on se torture jusqu’à l’angoisse de ne pas parvenir à comprendre, alors que c’est simple, si simple, c’est tout simplement qu’il n’y a rien à comprendre. Évidemment c’est plus facile de l’écrire que de le vivre. J’ai essayé il y a peu de vivre une histoire, j’ai échoué, il ne devrait pas y avoir grand chose d’autre à ajouter. Mais c’est difficile d’enterrer le questionnement qui tord la tête. À un moment je me suis auto convaincue que cette personne ne me voulait que du mal, que la destruction était la seule chose qu’elle voulait imprimer en moi et aujourd’hui je ne peux pas m’empêcher de lui trouver des excuses, même si je ne comprends toujours pas pourquoi elle me voulait du mal. Attention réponse : il n’y a rien à comprendre ! Hop la vie continue et tutti quanti ! Ce qui était inquiétant dans cette relation, c’est que cette personne commençait à me contaminer de sa façon de regarder le monde et que j’en suis arrivé par moment à le voir comme elle, tout devenait laid autour, rien de beau ne pouvait se détacher de l’ombre grouillante de la bêtise humaine, tout était désespérément laid. J’exagère un peu, j’arrivais, il me semble à une certaine réserve d’optimisme salvateur (de même de son côté, il lui arrivait d’imprimer de la tendresse dans ses yeux, rien n’est jamais ni tout noir ni tout blanc mais bon…), mais des conséquences à ces visions brouillés ont pointées. Tout devenait impossible. Impossible d’écrire surtout, impossible de transformer mes émotions en création quelle qu’elle soit, ou alors en masse informe de noirceur indigeste. J’aime pas ça, ce qui me stérilise m’angoisse, ce qui m’angoisse coupe ma respiration, si je respire mal, je me sent mal et je commence à me poser mille questions alors que je connais le remède bordel : IL N’Y A RIEN A COMPRENDRE !!!!!

Alors je suis parti prendre l’air, retrouver des amis à Bruxelles et réfléchir à tout ce remugle motivé de distance. Arrivé à Bruxelles il a fallu quitter mes yeux noirs et l’appréhension qui me faisait dire que j’allais trouver Bruxelles plus laide que tout. Heureusement, Bruxelles est plus forte que moi. Bruxelles est belle, incroyablement belle, ne laissez jamais personne vous dire que Bruxelles c’est Marseille sans la mer, inquiétez-vous si quelqu’un vous dis que Bruxelles est laide. Bruxelles est magnifique, tremblante, grouillante, imparfaite comme toute, tentaculaire et tendre à la fois, sale et poétique, mais pour moi aujourd’hui, Bruxelles est surtout celle dans laquelle j’ai si peu de repères que je peux me laisser porter par ses rues au hasard, sans avoir rien d’autre à faire que de marcher et me laisser surprendre. De la pluie, du soleil, tout vibre, tout est parfait. J’ai connement marché une heure sous la pluie hier sans capuche et sans parapluie, j’étais trempé à attraper la mort, mais j’étais tellement bien. De librairie en librairie (oui à Bruxelles c’est difficile de ne pas trouver de librairie quand il faut une heure pour espérer un bureau de poste !), de baraque à frites en marchand de gaufres, ému à la vision d’un compteur électrique déraciné, surpris qu’on me dise bonjour en souriant dans les magasins et puis moi qui adore les briques rouges, je suis architecturalement servie ! Dès mon arrivée jeudi après midi, en visite aux « Brigittines » (une ancienne chapelle réinvestit en salle de spectacle vivant) l’accueil des techniciens, des gens croisés dans les escaliers, les ascenseurs, était tellement chaleureux que mes petits soucis personnels n’avaient plus vraiment d’importance et puis hein, il n’y a rien à comprendre dediou on te l’a déjà dit ! Bien sûr il serait caricatural d’enfoncer le lieu commun : « à Bruxelles les gens sont sympa » parce que c’est comme partout, il y a sûrement des milliers de cons, d’orgueilleux, de pédants, de violents, de malheureux, d’abrutis, de racistes, de mielleux, etc… Mais voilà, à chaque fois que je viens ici, j’ai toujours l’impression que les gens sont plus gentils, c’est bête mais c’est comme ça, non non il n’y a rien à comprendre je vous assure !

Pour le reste, c’est l’amitié qui fait la différence. J’aime mes amis, tous mes amis, mais il y en a certain que j’aime d’une façon compliquée, que j’aime avec une exigence que j’estime légitime au nom de cette amitié justement. J’attends quelque chose d’eux, j’attends qu’ils se réalisent, qu’ils se dépassent, alors que je ne devrais même pas attendre d’eux qu’ils soient heureux, puisqu’on ne peut pas exiger de quelqu’un qu’il le soit, on peut juste lui souhaiter et le laisser faire. Il en va naturellement de même pour moi, des amis attendent des choses de moi et il y a des moments, ça me fatigue terriblement et je n’aspire qu’à une profonde solitude, une solitude qui ne résout rien, mais qui apaise, juste un calmant. À Bruxelles, je suis chez Céline et Sam, Céline et Sam ils m’aiment tout simplement, sans attente, sans exigence, ils savent que je les aime en retour, même si dans le passé j’ai été injuste et exigeant avec Sam. On est au présent, un présent aussi simple que : « on va se faire une frite » et de marcher la nuit Bruxelloise avec Céline jusqu’à la baraque à frite. Bien sûr la vie ne se contentera pas d’un empilement de petits riens savoureux, mais il suffit d’être toujours capable d’apprécier ces moments-là pour les rendre unique. C’est sûr qu’aller se faire une frite à Bruxelles ça fait partie du circuit touristique de base, et alors ? Puisqu’on te dit qu’il n’y a rien à comprendre ! D’ailleurs tout à l’heure, j’irais vers le centre au milieu des touristes et je ferais un truc complètement déraisonnable, j’irais me taper une grosse gaufre avec des fraises et de la chantilly ! Puis à Bruxelles j’ai retrouvé Cyril. Cyril c’est mon ami nomade, il travaille dans un cirque et ce n’est pas toujours facile de le croiser, mais c’est quelqu’un de tellement essentiel à mon équilibre (je sais c’est égoïste de dire ça mais j’assume mes contradictions !)  que même si on ne se croise pas pendant deux ans, ce n’est pas très grave. La pudeur me dicte de ne rien partager avec vous de ce moment passé avec lui, mais c’était un bien beau moment. Ce soir, j’irais voir mon amie Cécile de Marseille qui fait un spectacle aux Brigittines pour les nuits blanches de Bruxelles, je vous en reparlerais parce que je pense que ça va être très beau, pas parce que c’est mon amie, parce que son travail est formidable. En amitié non plus, il n’y a rien à comprendre.

La compréhension et l’analyse ont de toute façon toujours été exclues de mon processus d’existence, j’aime ressentir, me laisser porter, je n’aime pas interpréter, je préfère me laisser traduire en sensations. Seulement voilà, il y a des moments où l’incompréhension est telle qu’on se sent obligé d’essayer de décrypter. J’arrête d’essayer de comprendre donc, je reprends ma route de mots et me revoilà, bloguouillant comme au premier jour, un peu bavard certes, mais je n’allais pas revenir après un mois d’absence avec un simple : « coucou me revoilà, excusez-moi mais je n’avais pas envie de bloguer ! » C’est juste que je ne parvenais pas à trier mes émotions et l’impossibilité d’écrire quoi que ce soit m’a paralysé. Je ne suis certainement pas tout à fait remis, j’avoue je suis un peu en vrac, mais si je viens partager tout ça avec vous, c’est que quelque part je commence à dépasser ce qui me retient de mélancolie pour aller de l’avant, vers ce qui me sourit et me danse. Comme je l’ai déjà dit, écrire les choses m’aide aussi à les dissoudre. Je blog donc je suis ! Hahaha ! Allez ne faisons point de psychologie de comptoir, de toute façon il n’y a rien à comprendre, ça va bien se passer !

Céline, merci.

B+
Par B+ - Publié dans : Bavardage
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Mardi 9 septembre 2008
Juste un tout petit mot en passant pour vous dire que je remonte sur une petite scène pour chanter pour la première fois depuis sept ans, demain soir mercredi 10, à Paris au Set de la Butte, 7 rue Pierre Picard dans le 18ème. C'est à 20h30, en première partie de mon amie Cécile Hercule, que je remercie encore au passage pour l'invitation. Voilà je vais jouer 6 ou 7 chansons, on verra bien... L'entrée est à 6 euros.


Du coup avec tout ça, et quelques déplacements ces derniers temps, j'ai pas eu le temps de trop bloguer, mais ça va revenir bientôt, ne serait-ce que pour vous raconter la soirée de demain.

à très vite...


B+
Par B+ - Publié dans : Musique
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Lundi 1 septembre 2008
J’en rigolais au début, c’était à peine une phrase en l’air, une pensée soulevée d’un bout d’émotion, un brouillon de sentiment, mais même si ça peut paraître encore un peu excessif oui, je l’aime. Je sais bien que je ne la connais pas, comment la connaître elle si changeante, si imprévisible ? Je dois être bête, stupide de refuser d’admettre que l’amour n’est pas un instantané sur une plage, c’est vrai, on n’extrait pas le sel des baisers des éclats de verres polis par le ressac, mais j’ai envie d’y croire. Je n’aurais jamais calculé le toucher de nos lèvres avec autant de poésie, je me serais plutôt remué le cerveau jusqu’aux larmes de l’impossibilité à chercher l’ouverture de la seconde de l’instant où peut-être il fallait que j’essaie de tenter un geste, une avancée, un semblant de caresse vers ses yeux. Oui, ma méthode pour établir le contact charnel est plus douce qu’une série de claques, mais elle aurait été voué à l’échec, retenu de timidité. Oui, je l’aime. Il y a cette sensation étrange en moi qui me trimbale comme à l’intérieur d’un rêve alors que je suis éveillé, comme si la réalité pliait sous le poids de l’amour, comme si tout glissait vers l’envie, comme si la folie tendre qui ondulait en moi depuis tant était en train de contaminer le monde autour de moi. Hélas il ne suffisait pas de penser à elle pour qu’elle ré apparaisse, tout ce que je pouvais espérer en sautant dans un piano à queue désormais, c’était de faire du trampoline sur ses cordes, ou plus concrètement de sortir mon chéquier pour en payer les réparations. Oui, je l’aime. Si j’en parlais autour de moi je serais cerné de mines désolées et l’on me conseillerait le psychiatre de la sœur de la cousine de… Qui, « tu verras », l’a nettoyé de cette douleur enfouis qui refusait de crier hors de son ventre. Mais mon ventre à moi n’était pas hurlant, il était chatouillé de papillons, des millions d’ailes caressaient mon désir et le rendaient palpable, j’aimais cette sensation de corps qui témoignait que mon cœur ou mon esprit n’étaient pas les seuls atteints de passion,  j’étais entier vers l’amour. Oui, je l’aime. Qu’importe mon apparence, je ne serais jamais aussi beau qu’au travers d’elle. Ce n’est pas la peine d’être déguisé d’une silhouette agréable, la femme qui m’aimera vraiment ne s’embarrassera pour ça, elle m’aimera tel que je suis et si je décide de changer, je ne le ferais pas pour elle, mais pour moi. Du moins, en théorie c’est comme ça que j’aimerais que ça se passe !  Après c’est vrai que j’étais dans un laissé aller certain et que ça ne m’aurait pas fait de mal de corriger quelques… Hahaha mais suis-je bête, j’oubliais, je suis déjà corrigé ! Mais aussi étrange que cela puisse paraître, je ne me sentais pas à l’aise dans ce nouveau corps, je me sentais coupable de tricherie, je n’assumais pas.

Pendant plusieurs jours, je suis resté cloîtré chez moi à espérer un signe de Prudence. Mais il n’en fut rien. Prudence ne reviendrait pas, il fallait que je la retrouve, alors j’ai décidé de commencer là où la raison m’avait convaincu de ne pas m’embourber. Au diable la raison donc, j’ai tapoté « piano » dans plusieurs déclinaisons sur internet. Je me suis imprimé une liste de salles de concert, de magasins de piano, de professeur de piano, de pianistes, d’écoles de musiques, etc… Et je suis parti à la recherche du piano qui m’ouvrirait le chemin. Au bout d’une semaine, mon curieux petit manège d’ouvreur de piano avait lancé une rumeur qui avait lancé quelques policiers à mes trousses. N’ayant aucune explication tangible à fournir, j’ai passé quelques soirées au poste. Au bout d’un mois, les plaintes ont commencé à pleuvoir sur le bureau du commissaire et je suis passé en jugement. Verdict : j’étais condamné à ne plus pouvoir approcher un piano à moins de cent mètres sous peine d’incarcération. Peu importe à présent, en cinq semaines, j’avais ouvert plus de deux mille pianos en vain. La presse m’avait surnommé : « l’exhibitionniste à piano », ou « le pervers pianistique », j’étais devenu une célébrité locale, ma photo à la une m’assurait une levée de doigts à chacune de mes sorties. Mes amis ne m’appelaient plus, ma mère passait ses journées à pleurer de honte, les commerçants de mon quartier refusaient de me servir, j’étais devenu pire que la peste, une infection ambulante, une cible à crachats vivante, la poubelle de toute la haine du monde. Mais je l’aimais toujours. L’image de Prudence était toujours vive en moi et m’aidait à supporter tout ça dignement. Seulement maintenant, comment approcher un piano sans me faire remarquer, dénoncer et capturer ?

Jusqu’au jour ou un homme étrange vint frapper à ma porte.

-    Monsieur Jean Chuchotte ?
-    Heu… Oui.

Il ressemblait à un vampire tant son teint était blanchâtre et ses yeux injectés de sang. Il avait un long costume sombre et sa voix d’outre-tombe n’engageait pas une sympathie spontanée.

-    Je me présente, Louis Boguin, je suis le propriétaire du club 29.

Effectivement, son visage m’était familier.

-    J’aimerais vous inviter à une sorte de… Disons de soirée privée.
-    Heu… Je ne suis pas très apprécié en public ces derniers temps, vous savez.
-    Ne vous inquiétez pas pour ça, soyez assuré qu’il n’y aura que des sympathisants à votre cause.
-    Ma cause ? Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée.
-    Oh si croyez-moi, vous aller trouver l’idée excellente. Il n’y aura que des gens comme vous.
-    Des gens comme moi ?
-    Et naturellement…

Il s’illumina d’un sourire d’une perversité rare.

-    Naturellement nous mettrons le piano à votre disposition !

(à suivre…)


B+
Par B+ - Publié dans : Ecritoire - Communauté : L'art et la manière
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Dimanche 31 août 2008
Dans la série « les mystères de la distribution », je m’interroge sur la très brève visibilité du film « 4 minutes » de l’Allemand Chris Kraus, sorti en France en janvier 2008 dans une sorte d’indifférence étrange pour un film de cette qualité. Je m’interroge d’autant plus que le distributeur est Europacorp Distribution, réseau de distribution de la société de production de Luc Besson (non, je ne ferais pas de zig zag verbaux sur la personne de Luc Besson, d’autres en ont fait leur spécialité depuis fort longtemps et j’avoue ne plus savoir trop quoi penser de ce monsieur).  Bien sur la critique à la sortie du film n’a pas vraiment été dithyrambique, mais quand je lis ça : « Sous les sonates et les fugues aériennes, rien de moins que la relecture en Z mineur des pires Van-Damme-films des années 1980. » dans Les cahiers du cinéma , je comprends pourquoi je déteste ce torchon élitiste garant de la qualité cinémathèque et de la mention chef d’œuvre intemporel vu et approuvé par l’intelligentsia cinématographique française. Je n’ai pas trouvé la critique de Libération de l’époque, mais je suis sûr qu’elle m’aurait conforté elle aussi tant Libé est un parfait baromètre cinématographique, en gros si Libé descend un film et crache dessus, c’est que c’est sûrement un chef d’œuvre ! C’est bien d’avoir des repères comme dirait mon ami P. Les autres critiques sont plutôt mollasones dans l’ensemble, en dehors de l’unanimité reconnu à la performance des deux actrices et au choc émotionnel de l’incroyable final, rien ne semble les convaincre. Quelque part, c’est drôle de dire ça, mais ça me fait un peu penser à l’accueil de « Nikita » à l’époque, aujourd’hui salué par tous comme le seul film viable de Besson. J’exagère un peu, l’accueil de « 4 minutes » a été tiède, celui de « Nikita » était une volée de vomi gluant et haineux. Si je pense à « Nikita », ce n’est pas à cause de la mention « Luc Besson producteur », mais à cause d’un des personnages centraux du film, en effet la performance d’Hannah Herzsprung n’est pas sans rappeler celle d’Anne Parillaud à l’époque, même si les sujets sont très différents. Une autre analogie avec le film de Besson est la volonté d’une mise en scène avec beaucoup d’effet et la volonté permanente de désamorcer le drame avec un trait d’humour. La comparaison s’arrête là. Sinon on va dire que j’encense le scénariste de «Taxi », loin de moi cette idée, mais je maintiens, au milieu d’une carrière certes chaotique et très contestable tant sur le fond que sur la forme, que Luc Besson peut se vanter d’avoir réaliser un chef d’œuvre : « Nikita ».


Voici le resumé collecté sur le site d’allociné : « Depuis soixante ans, Traude Krüger enseigne le piano à des détenues. Quand elle rencontre Jenny, jeune femme incarcérée pour meurtre, elle comprend immédiatement qu'elle a affaire à une musicienne prodige. Passionnée par le talent de la jeune fille, Traube veut la préparer pour le Concours d'entrée du Conservatoire. Mais la jeune femme, violente et suicidaire, est réfractaire à la moindre discipline. Obstinée, la vieille Traude Krüger ne désarme pourtant pas. » Je ne vous en dit pas plus, mais j’insiste, ce film est formidable. Oui il y a effectivement des soit disants défauts formels et quelques seconds rôles un peu caricaturaux, mais je préfère parler d’une forme d’expressionnisme  volontaire plutôt que de maladresses « esbroufiques ». Car oui, les décors sont repeints pour donner une unité plastique à l’image que la photographie magnifie, oui la caméra fait de grands mouvements amples autour des corps et des objets, mais ce n’est jamais gratuit, contrairement à ce qui a pu être écrit. J’ai ressenti ça comme une véritable recherche formelle et créative qui n’a eu d’autres effet sur moi que de me cueillir d’émotion à chaque chute de plan. Certes je ne suis pas un grand expert de la grammaire cinématographique, mais il serait idiot de croire qu’un film repose juste sur une direction d’acteur parfaite, la caméra écrit dans l’espace ce que les mots ne peuvent pas signifier seul. Que la mise en scène soit « trop voyante » ne dérangeait personne sur « Les ailes du désir » de Wim Wenders. Encore un nom que je ne prononce pas au hasard, il y a chez Chris Kraus un travail de la lumière et de la couleur qui évoque un peu le Wenders période américaine. Pour un réalisateur allemand, répondre de l’héritage de Wim Wenders ne doit pas être honteux.

Bon mais je m’égare, je ne veux pas vraiment faire d’analyse filmique, ça ne m’intéresse pas, j’ai juste pris ce film dans la gueule hier soir sur mon canapé avec mon ami Tim qui se l’est vraisemblablement pris, lui aussi dans la gueule. C’est vrai, avec Tim on a plus ou moins les mêmes goûts, mais quand même quelle claque !  Après une petite pause, on a fait l’erreur de regarder « Paris » de Cédric Klapisch… Heu comment dire sans être trop méchant ? Inepte, tout simplement inepte, inutile, vain, souvent stupide, je préfère ne pas en parler, d’autant que je suis certain que Klapisch est sincère, mais disons que sa sincérité est d’une ringardise sans nom, hors du temps. Prévoyez une soirée dvd avec « 4 minutes »,   mais ne louez surtout pas « Paris », tout est dans le titre d’ailleurs : « Paris », c’est voué à l’échec et quel échec ! Mais bon, vous faites bien comme vous voulez, moi je dis ça, je ne dis rien hein !

Allez bon film.

B+

Par B+ - Publié dans : Cinéma
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Samedi 30 août 2008
Moi aussi je pourrais faire comme Mad Movies et élire avec un machisme non contenu ma pin-up du mois, de toute façon je pourrais difficilement rivaliser avec eux qui se paie le luxe d’attribuer cette distinction à deux comédiennes par mois, une sur papier glacé, l’autre sur leur site internet. Puis si je puis me permettre, j’avais fait un billet avant eux sur Zooey Deschanel, hahaha bandes de noobz, coiffé au poteau !!! Bon mais en ce qui me concerne il ne s’agit pas de pinuper mais de vous faire part simplement d’un coup de cœur pour une actrice qui met un peu plus que ses formes pour m’émouvoir, bien que je vous l’accorde, ses formes sont souvent en harmonies.

Alors voilà, tout le monde se souvient de la perforance d’Angelina Jolie dans
« Girl, Interrupted » de James Mangold qui tout auréolé du succés critique de Copland se permettait de renouveler l’exploit d’un grand film à la limite du cinéma indépendant comme il sait parfois si bien faire. On en a presque oublié à l’époque la performance tout aussi belle de Winona Rider qui d’ailleurs était la seule « star » du film à ce moment. Mais tout le monde à complètement oublié ce qui moi m’avait profondément marqué : Brittany Murphy qui crevait l’écran en mille miettes de pellicule indélébile. Oui, Brittany Murphy, parfaitement. On aurait tendance à très vite la cataloguer dans des rôles de pimbêches à voix nasillarde, meilleure amie de la pouf de service en tête d’affiche d’un quelconque teen movie puérile et creux comme un bibelot en porcelaine sur une étagère en aggloméré repeinte en rose.


Alors oui, c’est vrai, elle n’a pas enchaîné quantité de chef d’œuvres ces dernières années, mais la cataloguer bêtement dans ses airs de cruches écervelés serait une erreur. En France, ce qui nous parvient de sa carrière dans les bacs fourre tout des dvdclub n’est pas si honteux que la jaquette ou le titre traduit voudrait nous le laisser croire. Un exemple type du film re-ciblé pour le marché de la comedie romantique est arrivé entre mes mains hier soir. Un film d’Edward Burns, pas vraiment le genre d’acteur réalisateur à écrire « American Pie 12, la revanche du bikini dépareillé » plutôt un auteur modeste, jamais franchement génial, mais profondément humain dans son registre de comédie/drame sur fond d’amitié. Titre original : « The groomsmen », titre français « Petit mariage entre amis » avec sur la jaquette française des images tiré du générique de fin, en gros, de tout ce qui n’est pas représentatif du film, ils devraient y aller un peu plus franco et renommer ça : « Mariage gang bang 6 » et le ranger entre « Katsumi et le prisonnier d’Azkabande » et « Sodomie rotative 15 »… Pffff, j’ose même pas imaginer le nombre de films qui nous passent à côtés à cause d’une équipe de commerciaux bidons qui ont bien mieux à faire que de regarder les films qu’ils sont censé vendre. Le fait est en plus, que Brittany Murphy est loin d’avoir le premier rôle dans ce film et ça me la rend d’autant plus sympathique qu’en excellente actrice qu’elle est elle se met au service de ce film avec bonheur. Le film date de 2006, il est arrivé avec la moisson aoûtienne 2008 des dvd dont on ne sait trop quoi foutre alors on les brade avec d’autres titres plus vendeurs. Bref passons.

Il y a un an est sorti en salle une vraie comédie romantique intelligente, pétillante et relativement surprenante, naturellement vendu comme une bouserie sucrée de plus, « Love and other disasters » d’Alex Keshishian porté par une Brittany Murphy sublime. Un film sans prétention, très bien écrit et qui serait plutôt du genre à se moquer des comédies romantiques plutôt qu’à les singer. Si mon amour pour Brittany Murphy n’était pas de la partie, je serais passé à côté de ce film, j’aurais certes survécu à cette impasse, mais parfois, fatigué, le cerveau un peu mou d’une journée de merde, c’est typiquement le film qui arrive à me remonter le sourire jusqu’aux sourcils. Voilà, je voulais juste dire ça, je suis un Brittany Murphy addict et j’assume. Revoyez « Girl, Interrupted », « Une vie volée » en français dans le texte et regardez Brittany Murphy, oui regardez-la bien.

B+





Par B+ - Publié dans : Cinéma
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Samedi 30 août 2008
Quelqu’un qui m’est cher (non, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas me relancer dans un billet déclaratif) m’a demandé, il y a peu pourquoi je me détruisais autant, en rapport avec une certaine difformité ventrale qui m’habille de graisse depuis déjà plus de dix ans. J’avoue n’avoir aucun élément tangible de réponse, je sais comment ça à commencé et plus ou moins pourquoi, mais je n’ai aucune idée de ce qui m’a fait baisser les bras au point de laisser la situation empirer. C’est marrant comme le temps déforme la perception qu’on a de soit, il y a encore quelques années, quelque part, je me voyais toujours plus ou moins maigre, mon corps ne m’envoyait aucun signe désagréable pour me mettre mal à l’aise et je portais ma bedaine fièrement et me sentais relativement bien dans ma peau. Considéré par tous comme un « bon vivant », je résonnais de rire en me tapant bruyamment l’appendice ventripotente en assumant parfaitement mon statut de gras de service, amateur des bons produits de nos régions ou le vins coule et le canard rôti. Si, au détour d’un chemin il me prenait l’envie absurde de rouler un patin à une grenouille et que fée devenue elle m’accorde un vœux et que je souhaite maigrir d’un coup hop, d’un trait de baguette magique, je risquerais d’avoir une certaine nostalgie de ma bedaine et de ne plus paraître aussi bon vivant sans mes atours rondouillets. Mais la réalité qui s’applique plus facilement à la vie m’accordera plutôt des mois de régimes et de sport pour me fondre, ce qui risque à l’usage de me faire bien vite (ou très lentement plutôt) oublier cette histoire de nostalgie. Car voilà, je vieillis.

Je vieillis et mon corps commence à m’envoyer des signaux pénibles et à me faire ressentir très fortement la lourdeur qui tire mon abdomen vers le sol. Cette après-midi, j’aidais un ami à déménager et j’ai commencé par faire le malin en embarquant trop de choses à la fois et bin j’ai pas fais le malin très longtemps. Il ne s’agit malheureusement plus d’une simple question d’apparence, mais bien de mon souffle qui s’épuise de plus en plus vite et forcément, à traîner tout ce poids depuis si longtemps ma carcasse commence à accuser quelques dysfonctionnements moteurs pénibles, ce qui a pour effet d’accélérer un peu trop violemment les battements de mon pauvre petit cœur. Ajouté à cela certains excès de cigarettes et d’alcool, je ne peux qu’acquiescer à la remarque de mon ami Buko : « toi aussi tu es candidat pour le double pontage ?! » Dès lors, il n’y a plus de doute, je suis bien en train de me détruire et ça, ça ne va pas être possible ! Bien sur ma mère m’a mis en garde depuis longtemps « il y a des antécédents dans la famille, etc… » mais bon on a toujours un peu tendance, souvent connement d’ailleurs, à prendre nos mère de haut dans ces moments-là, bien sur mon amie C essaie depuis trois ans de me faire faire sports et autres régimes, mais je la prenait à la rigolade en pensant tout bas que mon but dans la vie n’était pas de lui convenir physiquement même si je savais son inquiétude sincère.

Je ne suis pas en train de prendre des résolutions, il s’agit de résolutions qui auraient dû être prise il y a longtemps, seulement refermé sur mes petits déboires personnels je me suis laissé aller dans tout ce qui fait semblant de faire du bien instantanément mais détruit sournoisement sur  la durée. Aujourd’hui, j’ai envie d’essayer de retrouver un peu de mon souffle et de pouvoir tenir plus longtemps sur une piste de danse, j’ai envie que mon esprit soit allégé afin d’avancer plus efficacement dans mes travaux d’écritures ou de créations divers, j’ai envie de recommencer à dérouler des projets, j’ai envie de réinvestir ma vie. Tout ça ne date pas précisément d’aujourd’hui là maintenant, ça a commencé il y a quelques mois quand j’ai recommencé à écrire, quand j’ai retrouvé en moi cette nécessité créatrice qui est ma force motrice, ça a vraiment commencé aussi lorsque j’ai fais une pause de deux mois sans alcool, l’horizon était de nouveau palpable et la fatigue moins pénible. Une sensation de liberté nouvelle. Evidemment, un gros fêtard comme moi a fini par céder aux sirènes de l’été et de soirée en soirée, je me suis mis quelques coup dans le fois jusqu’à plus soif, mais je vois très clairement la différence désormais. Maintenant l’idée serait d’arriver à tout faire avec modération afin de prolonger mon espérance de vie, je ne suis pas quelqu’un de modéré, alors ça ne va pas être simple. Je connaissais la suite de tout ça depuis le début, mais là, il va falloir s’y mettre, vraiment.

Confidence pour confidence, si je vous raconte tout ça, ce n’est pas pour m’auto sermonner en public, pas non plus pour m’auto convaincre, mais en toute naïveté, je me dis qu’en l’écrivant, ça va être plus facile. Désolé si je vous ennuie avec mes kilos, mais en en parlant tout devient plus simple, dégagé de torture, tout apaisé. Et comme je suis toujours convaincu que la volonté est la seule solution viable, ce n’est pas la peine de m’envoyer vos recettes de grand mères et autres salmigondis à bases de graines fermentées, je vous rassures, je vais aller voire un nutritionniste qui va se faire un malin plaisir de me torturer l’appétit !

À votre santé !

B+
Par B+ - Publié dans : Bavardage
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Vendredi 29 août 2008
Mademoiselle Hirth, je ne saurais vous dire à quel point votre sms m’a touché cette après-midi et c’est pourquoi, en plus du vouvoiement que je vous interdis à mon égard (mais moi je fais bien comme il me plait parce que c’est ainsi !), je me permets de vous faire cette déclaration sur mon blog, parce que c’est mon blog à moi et je déclare à qui je veux, quand je veux et si je veux ! Non mais ! Et surtout, ce que j’ai à dire ne tiendrait pas sur un simple sms.

Mademoiselle Hirth, vous avez osé me dire sur un coup de tête que j’étais une belle personne, je me permets de vous le renvoyer béatement dans la figure en me permettant d’ajouter que vous êtes une bien meilleure personne que moi, si j’insiste ! Permettez-moi de forcer l’excès jusqu’à dire que vous êtes ma rencontre de l’été, mais ce serait égoïste de ma part, car je sais que vous êtes la rencontre de l’été de bien des personnes en fait, ne rougissez pas, j’assume parfaitement la teneur exagérative de mes propos ici-bas ! Votre belle humeur, votre sensibilité, votre écoute et votre rire en ont touché plus d’un.

Mademoiselle Hirth, soyez assurée que ceci n’est point une déclaration d’amour, j’aime à penser que ma subtilité toute relative m’épargnerait toute forme de sentimentalisme publique  en matière de relation affective, mais c’est pourtant une  certaine forme d’affectivité qui me relie à vous, une amitié naissante pour mettre un mot dessus, mais je préfèrerais rester sans mots précis en ce qui nous concerne. Je m’excuse encore de vous avoir fait faux-bond hier soir, mais vous avez naturellement compris que ce qui m’attendait était trop important pour moi pour que je reste plus longtemps parmi vous.

Mademoiselle Hirth, vous avez été émue aux larmes comme moi mardi soir en voyant notre amie commune rouvrir son sourire si merveilleux et ses yeux plus fort que tout, quel beau moment et si nous ne vivions que pour des moments comme celui-ci ?

Mademoiselle Hirth vous m’avez épaulé à un instant fort bouillonnant de mon questionnement personnel, je ne sais pas si je serais digne de votre soutien spontané, mais je vous promets de me battre pour le meilleur de moi-même. Surtout, je vous promets d’être toujours là pour vous, promesse en l’air peut-être, mais que je m’efforcerais de tenir au delà de tout.

Pardonnez-moi amis lecteurs de mes blogouilleries éparses si tout cela vous paraît par trop confidentiel, mais il est des moments où cet espace d’expression doit aussi servir à déclarer mes émotions, simplement, directement, à l’adresse d’une personne, si impardonnable cela puisse paraître. Mais ce n’est pas fini, je ne serais point exclusif.

Monsieur Morel, merci. Merci pour ce concept intéressant de « vacances forcées » qui consiste à arrêter un individu dans le temps au moment où il est sur le départ et à l’obliger à profiter malgré lui de l’inconfort total d’une maison à la campagne avec piscine, pétanque, coinche et plus si  affinité. Il faut bien l’admettre Mr Morel, chez vous, on était mieux qu’en prison !

Monsieur Morel, pardonnez-moi de ne point être aussi expansif avec vous qu’avec Mademoiselle Hirth, mais  d’une part d’homme à homme une pudeur certaine s’impose et d’autre part, vous savez tout le bien que je pense de vous et surtout tout le bien que je vous souhaite.

Pffff qu’est-ce que c’est fatigant ce vouvoiement à force, je vais me remettre à tutoyer la vie tiens moi !

Ouais bin ouais !


B+
Par B+ - Publié dans : Bavardage
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                                                                                                                                                               Photographies : Tof
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