Mardi 3 juin 2008
Oh c’est pas que c’était mieux avant, ce n'est pas la peine de me tomber dessus pour délit de nostalgie, je suis encore capable de m’adapter à mon époque, mais déjà tout petit je préférais le ski de fond au ski de piste, c’est une question de goût, le principe de la promenade contemplative m’a toujours plus plut que la sensation de vitesse. Aujourd’hui les images vont vites, très vites, tellements vites que notre perception de la lenteur en est modifié. Aujourd’hui les moyens de consommer des images sont multipliés par dix par rapport à il y a 10 ans et nous en usons et abusons. Ce n’est sûrement pas bien grave, mais je me suis demandé ces derniers temps à quel point ma manière de regarder un film avait changé, au delà du support même, puisque mes supports n’ont pas beaucoup évolués concernant le cinéma, la salle ou la vhs autrefois, la salle ou le dvd aujourd’hui. Bien sûr il y a le facteur de vieillissement, revoir aujourd’hui une oeuvre que j’ai découverte il y a plus de dix ans provoque forcément des mouvements dans ma réception, mais bon, il faudrait que j’analyse ça vraiment plus à fond, seulement je n’ai pas le temps alors on va se contenter comme d’habitude de mon ressenti subjectif !

Non je ne vais pas parler des vilains méchants multiplex capitalistes qui dévorent tout sur leur chemin, parce qu’à Paris même les multiplex diffusent les films en VOSTFR et ça j’avoue, j’aime bien et comme j’aime bien je consommes. Mon rapport à la cinéphilie (non, la cinéphilie n’est pas un travers sexuel illicite) à changé, je ne suis plus cet étudiant de 18 ans qui hantait les salles d’arts et d’essai en se rêvant en mai 68, occupant fièrement la cinémathèque pour soutenir feu Henri Langlois. Je n’ai jamais été un grand manifestant, même quand Roger Planchon à vendu les CNP à Lyon,  en dehors de continuer à privilégier ce réseau de salles aux UGC, je n’ai pas fait grand chose. Non, je ne suis plus un jeune idéaliste adolescent amoureux du son du projecteur et de la pellicule qui craquette, pleine de poussière. Je me suis parfaitement adapté à l’ère numérique et j’avoue que maintenant que je peux voir et revoir des films dans mon salon, je vais de moins en moins les voir en salles. C’est d’ailleurs bien dommage cette flemme contemporaine, parce que la salle, c’est quand même autre chose. J’ai l’impression, mais je me trompe peut-être que la notion de cinéphilie même est tronqué. De plus en plus de gens découvre le cinéma avec le dvd et n’ont jamais jouit dans leur jeunesse d’une rétrospective Cassavetes dans une petite salle sympathique. Moi-même je me sert du dvd en séance de rattrapage, mais il y a certains films que je refuse de voir dans ces conditions et dont je guette une éventuelle ressorti en salle pour les voir vraiment tels qu’ils ont été pensés pour être vu.

Il y a quelques temps, j’ai lu le livre d’Anne Wiazemsky “Jeune fille” qui raconte sur le mode de l’autobiographie romancé sa rencontre avec Robert Bresson et le tournage de “Au hasard Balthazar”. A la fin de ma lecture, j’ai évidemment aussitôt (enfin le lendemain parce que j’ai lu le livre d’une traite jusqu’à 5 heure du mat !) inséré le film dans mon lecteur DVD, film que tout cinéphile se doit de posséder dans sa dévédéthèque entre “on se calme et on bois frais à Saint Tropez” de Max Pécas et “Transformers” de Michael Bay (non mais si je vous dit qu’il trône sur mon étagère entre “Laura” d’Otto Preminger et “Sunset Boulevard” de Billy Wilder vous allez me traiter d’intello !). “Au hasard Balthazar” à toujours été mon film préféré de Bresson, peut être la première fois où j’avais l’impression de voir la grâce se laisser filmer, un souvenir de cinéma comme il y en a peu dans une vie. Curieusement, ma première impression en re-regardant le film aujourd’hui, c’est la lenteur. Une lenteur presque désagréable. Heureusement, au bout d’un moment, la magie du film avait repris le dessus, mais j’ai été marqué par cette sensation d’être incapable d’apprécier le film parce qu’il ne correspondait pas au rythme d’image auquel je suis accoutumé depuis. J’ai le sentiment aujourd’hui d’être fasciné par les montages qui anticipent les mouvements à outrance, hérité du reportage caméra à l’épaule avec un art de l’urgence qui m’implique au présent.

J’ai lu pas mal de forum et regardé pas mal de reportages sur les réactions du public après vision d’ “Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal” et je ne comprends pas toutes ces réactions quasi haineuses envers ce film. Les uns critiquant le scénario, d’autres le comparant à “Benjamin Gates” en moins bien, ou encore le citant comme un blockbuster honnête mais fainéant, un peu mou, etc… mais enfin vous vous attendiez à quoi ? J’ai revu dans la foulée “les aventuriers de l’arche perdu” et “le temple maudit”, il va falloir qu’on m’explique en quoi le scénario est meilleur ? Il va falloir qu’on m’explique en quoi le dernier est plus mou, parce que phénomène “Au hasard Balthazar” oblige, je trouve les deux premiers aujourd'hui nettement moins nerveux que le dernier. Lucas et Spielberg ont rassemblé tous les éléments qu’on retrouve dans chaque Indiana Jones et ont volontairement agit sur l’effet madeleine qui sommeil en nous. Parce que mon souvenir de  la première vision de “Les aventuriers de l’arche perdu” sera toujours plus fort et immortel que la 150 ème vision du film, parce que j’étais gamin et que mon père m’emmenait au Palais des congrès à Lyon, parce que je ne savais pas du tout ce que j’allais voir et les images de ce film telles que je les ai perçu à l’époque sont à jamais irremplaçables dans mon coeur. Je ne suis pas allé voir Indy 4 pour voir un blockbuster, je suis allé croquer dans ma madeleine et j’ai été profondément ému, merci Georges, merci Steven. En matière de réalisation d’ailleurs, Spielberg à encore beaucoup à nous apprendre soit dit en passant ! Pardon d’avoir trouvé le premier Indy lent à la revoyure…

Mais là encore il n’est pas exclu que je sois victime d’un complot gouvernemental. Il n’est pas exclu que j’ai été kidnappé et qu’on ait génétiquement modifié ma perception des images pour me rendre allergique à la lenteur ! Un frisson me parcours subitement, suis-je condamné désormais  à n’apprécier que la vitesse ? Suis-je condamné à m’ennuyer en re-regardant ”Andrei Roublev” d’Andreï Tarkovski ? Suis-je condamné à voir et revoir l’oeuvre de Michael Bay et de Brett Ratner en criant au génie ? Pitié pas ça !

Je vais méditer tout ça...


B+
Par B+ - Publié dans : Cinéma
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Lundi 2 juin 2008
Ce matin, en retard comme d’habitude, je suis allé payer ma facture de téléphone portable directement en ligne. Ce matin, comme chaque mois, j’ai du naviguer sur cinquante pages avant  d’être enfin relié au bon service. Ceux qui sont clients Orange le savent, Orange à gagné la médaille d’or du site internet le plus mal fichu de toute l’histoire du web, la médaille d’or du site le moins fonctionnel du monde, la médaille d’or du portail le plus moche de l’univers et le prix spécial du jury dans la catégorie : “le client est une vache à lait sans cervelle qui se laisse traire docilement jusqu’au sang”, prix qu’Orange à du néanmoins partager éxeco avec d’autres opérateurs. Oui, Orange est un sacré challenger dans ce genre de compétition et même si c’est serré avec les autres nominés, il l’emporte toujours grâce à son crédit “sympathie” auprès du grand public. Car oui, le client est confiant, car Orange c’est la déclinaison coloré de France Telecom et France Telecom c’est encore pour une grande majorité de consommateurs deux tiers de leur vie téléphonique. Les nostalgiques du téléphone à cadran signent chez orange les yeux fermés ! Orange est réputé, allez savoir pourquoi, pour sa fiabilité à l’épreuve des tremblements de terre. Dire que je me suis senti au fil du temps, abusé dans ma confiance aveugle est un doux euphémisme.

Point trop de mauvaise foi, je suis très honnêtement, ce qu’on appelle dans le jargon professionnel, un mauvais payeur. Ne perdez pas de vue en me lisant que je suis un salopiot qui paie systématiquement ses factures en retard. Comme ça si vous trouvez que j’y vais un peu fort, vous n’avez qu’à penser très fort : “Ah mais ouais mais c’est le sauvageon malhonnête qui paie ses factures avec trois décennies de retard qui crache dans la soupe comme ça, si c’était un bon consommateur il serait traité convenablement par les membres formidables de la merveilleuse entreprise Orange qui sont tous très beaux et très gentils !” Oui, il n’est pas exclue que lorsque je me connecte au portail Orange un signal d’alarme interne se déclenche signalant que je suis un mauvais client et que je mérite une punition. Il est même probable, lorsque je suis en contact verbal avec une charmante opératrice, qu’en haut de son écran à gauche un immense cadre rouge clignote avec insistance : “Achtung !!! Attention !!! Mauvais client ! Je répète : MAUVAIS CLIENT !!!!!”. Bref, on va dire que je n’ai que ce que je mérite, c’est bien fait pour ma gueule ! Seulement voilà, le mauvais client à un portable Orange depuis un sacré bout de temps et paie tout de même 50 euros par mois minimum. C’est sur je ne suis pas une entreprise avec un forfait pro à 300 euros par mois, mais bon, si on considère ce que nous coûtait le téléphone il y a dix ans, c’est quand même une somme. “Non mais monsieur B+ vous vous rendez-compte si tous nos clients faisaient comme vous ?” Oui je me rends compte, vous seriez obligé de déposer le bilan et petit à petit on vivrait dans un monde sans téléphonie portative, mon dieu quelle horreur ! Pourvu que ce monde n’existe jamais !

Le moment que je préfère c’est lorsqu’une belle inconnue vous appelle pour vous faire remarquer que vous dépensez plus que votre forfait chaque mois et que vous devriez souscrire au forfait “entube plus” pour faire des économies. En guise d’économie, vous vous retrouvez généralement avec une facture gonflée à bloc et un réengagement de 24 mois en prime. Mais c’est gentil de nous appeler pour nous prévenir, on est tellement cons, nous autres consommateurs types, qu’on n’est pas fichu de surveiller notre consommation. Non, c’est vrai, c’est sympa de nous prévenir personnellement qu’on leur donne trop d’argent et qu’ils ont une solution altruiste à nous proposer ! Ils oublient juste de nous rappeler dans ces moments-là que ce qui créera toujours des montées d’euros sur nos factures c’est la majoration d’appel d’un opérateur à un autre, sans parler du réengagement de 24 mois implicite souvent passé sous silence. D’ailleurs j’adore ce type de réengagement ou ma voix fait office de signature sur un contrat, mais je ne suis pas inquiet, je suis sur qu’ils ont d’excellents avocats qui savent très bien gérer ce genre de détail. Vous pouvez prendre le forfait le plus light du monde, si vous appelez sur un autre opérateur, se sera toujours hors forfait. Mais bon, il faut bien qu’ils mangent aussi chez Orange, ils ont leur famille à nourrir, je peux comprendre ça quand même tout vilain mauvais payeur que je suis.

Comme je suis d’un masochisme exemplaire, je n’ai pas pu m’empêcher lors de mon déménagement sur Paris de quitter Free pour m’équiper d’une Livebox. La réputation de Free d’offrir à ses employés des conditions de travail à la limite de l’esclavage n’est pas étrangère à ce changement de fournisseur. J’ai bien fais, je n’avais jusqu’alors avec Free jamais connu les affres de la connexion défaillante, merci Orange d’avoir mis un terme à mon ignorance. Il y a un an j’ai eu des coupures de parfois plus de 12 heures d’affilés alors forcément j’ai appelé le service technique. Après m’avoir demandé selon le protocole en rigueur si j’avais bien branché tous mes branchements, après m’avoir fait éteindre, rallumé, éteindre, rallumé, l’ordi, la livebox et ma cafetière électrique, le charmant jeune homme m’informe qu’il me rappellerait d’ici 24 heure pour convenir d’un rendez-vous. Il ne m’a jamais rappelé. En revanche, sans me prévenir, il m’a envoyé un technicien. Le technicien en question, sûrement un homme charmant, après avoir grimpé six étages avec ses jambes et sué du doigt dix minutes sur ma sonnette m’a laissé une facture de 50 euros sur ma porte pour éponger le coût de son déplacement inutile. Forcément, si on ne me prévient pas qu’un technicien vient me rendre visite, je ne me donne pas la peine d’être là. Mais la prochaine fois, maintenant que je sais comment ça marche, je resterais chez moi jour et nuit au cas où j’aurais la visite d’un technicien surprise. J’ai rappelé le service technique, j’ai râlé un peu, puis j’ai fini par lâcher l’affaire et abandonné l’idée de revoir un jour mes cinquante euros. Pas le temps à l’époque de me battre à coup de courriers recommandés. Mais bon, j’ai pu prendre un vrai rendez-vous, c’est déjà pas si mal, de quoi je me plaint !

Lorsque je me suis équipé en livebox j’ai souscrit à une offre avec téléphone compris. Mais en fait non, le téléphone était effectivement compris, mais celui relié à la livebox uniquement, pas le téléphone normal. C’est sûr que j’ai vraiment besoin d’avoir deux lignes à la maison ! En gros je paie en plus l’abonnement à France Telecom et je me retrouve avec quasiment cinquante euros d’internet à payer au lieu des 29,99 de Free ! Bien sur depuis, les offres ont changé et on peut avoir un dégroupage réel chez Orange, seulement il faut que j’attende la fin de mon contrat en cours pour pouvoir changer d’offre et si j’oublie de m’en occuper au bon moment, je suis automatiquement réengagé pour 1 ou 2 ans et paralysé à nouveau. Là encore, quand il s’agit de renouveler automatiquement mon contrat, on a pas besoin de mon avis, d’ailleurs quand il s’agit d’être à l’écoute de mes besoins, mon avis importe peu aussi.

En tout cas, je suis content d’avoir réussi à esquiver le prélèvement automatique au moins pour mon téléphone portable, c’est bien peu de chose, mais ça me fait du bien de les “mal payer” tous les mois.

Allez, merci de votre confiance !!!


B+

ps : Non, l'orange de mon blog n'est pas un hommage à un célèbre opérateur !
Par B+ - Publié dans : Bavardage
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Dimanche 1 juin 2008
Bon ça y est la saison est fini et je viens de voir les derniers épisodes de la dernière série américaine que je suivais cette année. Nous entrons tristement dans le trimestre noir, le trimestre sans série, le trimestre où il va falloir faire autre chose que de squatter son écran ! Putain vivement septembre, qu’est-ce que je vais devenir ? Bah je vais tester des nouveaux trucs, on ne sait jamais, je suis peut être passé à côté de quelque chose d’indispensable à ma culture. Je vais regarder des séries françaises… Non je rigole ! En revanche, la belle surprise de “Skins” dont je parlais un article plus bas, me conforte dans l’envie d’aller regarder de plus près les séries anglaises. Bref, on verra bien, au pire j’irais au cinéma rentabiliser ma carte vampire (la carte UGC/MK2, celle qui suce le sang des petites salles mais fait briller les yeux du consommateur de bonheur !) ou allez, soyons fou, j’irais me promener dans Paris et boire des perrier aux terrasses des cafés avec un bon bouquin. Toutefois, je ne résiste pas au plaisir de vous faire mon petit bilan personnel de cette année sérielle. Je suis loin d’avoir tout vu, oui il faut dire que j’ai passé une partie de mon année le nez dans un mmorpg (jeu de rôle en ligne massivement multijoueur pour ceux qui suivent pas au fond de la classe !), ce qui a ralenti ma consommation de série, mais depuis j’ai décroché et j’ai fais quelques séances de rattrapages. Bon allez hop, je vous donne tout ça plus ou moins dans le désordre.

Heroes, saison 2.

La première saison m’avait emballé au plus haut point, comme beaucoup de monde. C’était presque devenu exaspérant de ne pas pouvoir garder cette série pour soit tellement elle a été sur médiatisé. Parce que quand même c’est de la bonne grosse série pour geek, ça fleure bon le vieux comics d’antan et même que ouais, Stan Lee himself a fait une apparition dans un épisode ! Qu’est-ce que c’est que cette audience indécente qui a transformé “Heroes” en show interplanétaire, en “must see” absolu, érigé automatiquement au rang de série culte, a intercaler sur l’étagère entre Twin Peaks et X-Files ? C’est insupportable ! Bin mon enthousiasme est vite retombé tellement je me suis ennuyé à la vision des premiers épisodes de cette saison 2. Franchement, s’il n’y avait pas eu la grève des scénaristes et si la saison n’avait pas été obligé de  se resserrer sur 11 épisodes au lieu de 22 ou 24, je pense que j’aurais quitté le train en route. Effectivement, les derniers épisodes accélèrent le tempo, mais outre la grève, l’audience commençait à chuter grave et l’audience si on veut survivre, il faut vite la relancer ! Je garde espoir pour la suite, le cap de la deuxième saison étant souvent une étape difficile dans la vie d’une série.

Prison Break, saison 3.

Bon, là c’est un plaisir coupable et je n’ai pas le droit de me plaindre, la fin de la deuxième saison m’avait déjà annoncé que ça allait être laborieux. J’y suis retourné de mon plein grès, en parfaite possession de mes moyens. Il n’y a pas grand chose à dire, c’est tiré par les cheveux, ça ne sait pas où ça va, sûrement nulle part, c’est con, mais qu’est-ce que c’est bon ! Comme pour "Heroes", la grève à écourté la série et heureusement, parce qu’au bout d’un moment, les cliffhanger qui vous envois valdinguer sans passer par la case départ et sans toucher 20000 francs (non mais ouais, je suis extrême dans beaucoup de domaines, mais pas au point de me racheter un monopoly pour passer à l’euros !), ça épuise un peu le plus forcené des forcenés. Bon enfin voilà, c’est divertissant, ça se regarde en posant son cerveau, c’est parfait, que demande le peuple ?!

Lost, saison 4.

Encore un plaisir coupable ! Franchement, qui n’a pas crié au chef d’oeuvre en voyant la première saison de Lost ? Il faut admettre qu’en terme d’univers, la série amenait un ton nouveau et des personnages assez fort et le principe de narration en flash back, bien que systématique permettait un développement psychologique intéressant. Malheureusement, les scénaristes ne semblaient pas en savoir plus que nous sur les mystères entourant l’île et la calamiteuse saison 2 à perdu des millions de téléspectateurs en route. Malgré tous les défauts, je suis resté attaché à cette série pour son ambiance très particulière (les musiques de l’immense Michael Giacchino, compositeur entre autre de Brad Bird, y font pour beaucoup) et avouons-le, le plaisir de se laisser perdre dans ce labyrinthe infini. Honnêtement, une bonne saison 4, qui semble en dire un peu plus, répond à pas mal de questions  et s’offre le luxe de nous amener en fin de saison exactement au même point qu’à la fin de la saison précédente ! Si c’est pas pervers ça !

Grey’s anatomy, saison 4.

Gnnnnnnnnnnnnn… étrangler Meredith Grey… Gnnnnnnnnnnnn… égorger Meredith Grey… Gnnnnn… Faire bouillir ses os dans du formol… Gnnnnnnnnnnn… Plus voire sa sale gueule… Nooooon… Plus voire sa tronche… j’en peux plus… Gnnnnnnnn… Je me met à genoux… Je supplie les scénaristes… Faites la crever que Derek Sheperd puisse se trouver une nana moins chiante, moins exaspérante, moins conne, moins moche, moins gnnnnnnnnnn… La découper en morceaux… Gnnnnnn… Crever Meredith Grey… Oui… Gnnnnnnn… Et surtout ne pas l’amener en salle de réanimation… Non… Ne pas ranimer Meredith Grey… Pitié ! Qu’elle crève pour de bon cette fois !

How I met you’re mother, saison 3.

Il n’y a rien à dire, c’est de plus en plus drôle, ça ne sera jamais “Friends” mais est-ce vraiment comparable à “Friends” ? Cette série est en train d’amener sur un plateau en or le statut de star inter sidéral à Neil Patrick Harris qui est de plus en plus “legendary” ! Le plaisir pour les fans de Buffy (dont je fais parti dans la catégorie hardcore fan suprême) de retrouver Alyson Hannigan dans le rôle de Lily contribue à rendre ce sitcom indispensable. En gros j’adore, je ne suis pas objectif, ça me fait hurler de rire, c’est énorme, c’est parfait, vivement la saison 4 !

Dexter, saison 2.

En dehors du fait que Michael C Hall est un des plus grand comédien du monde et qu’il était malgré tout difficile de l’imaginer dans un tel contre emploie après 5 saisons dans la peau de David Fisher dans l’irremplaçable “Six feet under”, en dehors de son interprétation incroyable, pardon son incarnation extraordinaire de Dexter Morgan, médecin légiste le jour, serial killer la  nuit, il faut le clamer haut et fort, les scénaristes se sont vraiment déchirés le cul (pardonnez-moi l’expression) pour cette deuxième saison. Je suis accroc à Dexter pour des milliers de raisons que je ne pourrais exprimer ici sans m’étaler sur des millions de pages. Mais avant de vous imposer des kilomètres de prose sur Dexter, il faudrait que je commence à rédiger une encyclopédie sur “Six feet under”, donc on va attendre un peu ! En gros cette saison 2 est, de mon point de vue, meilleure que la première et pourtant, la barre était placée haute. Dexter revient fin septembre pour une saison 3, et ça c’est une excellente nouvelle.

Mon dieu que je suis bavard !

Bon c’est fini pour les suites de saison, je vous mettrais le bilan de mes découvertes sérielles de l’année d’ici quelques jours.

À très vite.


B+
Par B+ - Publié dans : Séries Télé
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Samedi 31 mai 2008
J’aimerais une journée qui commence comme Spiderman 2 : “she looks at me every day, Mary Jane Watson. Oh, boy.”, mais je n’ai de grands pouvoirs que le talent que je daigne entretenir quand la flemme ne m’envahit pas, ce qui met un sacré coup de leste à mes responsabilités.

J’aimerais une journée qui commence comme un poème d’Aragon : “Je vais te dire un grand secret, le temps c’est toi.” , mais aucune Elsa dans ma vie ne m’en a laissée le temps ; à moins que je n’ai laissé le temps à aucune Elsa dans ma vie.

J’aimerais une journée qui commence comme une chanson des Beatles : “Words are flowing out like endless rain into a paper cup, they slither while they pass, they slip away across the universe…”, mais mes mots peinent à flotter hors de moi, à imprimer du sens chaque jour et je m’étale en bavardage pour compenser. Je n’arrive pas tous les jours à être fidèle à mon propre monde.

J’aimerais une journée avec des lendemains, pleins. Mais il faudrait que mes lendemains soient fait d’autre chose que de l’angoisse de ne savoir comment s’y prendre demain.

J’aimerais en buvant mon café être en ébullition, frustré d’être occupé à touiller ma tasse au lieu d’écrire. Je serais débordant d’idées à remuer les phrases pour dessiner un chapitre. Mais le matin stérilise toute encre en moi et les ratures tombent avant les mots.

J’aimerais une journée qui commence par “il était une fois…” et toute création hors de moi serait capable d’atteindre un coeur au hasard et de le toucher en bien ou en mal. Mais je suis ridicule à rêver encore de conte de fée puisque la seule magie qui compte est celle qui naît de l’action. Au mieux, à force de rester assis à me lamenter sur le ”non faire”, je me changerais en crapaud.

J’aimerais un journée qui commence par une pluie de muses. Mais je sais bien que l’inspiration est à l’intérieur de moi, bien accroché à ma mémoire et que les signes extérieurs ne servent qu’a réveiller ce qui est déjà là.

J’aimerais une journée épargnée de confusion, mais c’est grâce à ma cacophonie personnelle que parfois je peux ordonner les choses et les rendre belles. Sans le doute, serais-je capable de créer ?

J’aimerais une journée qui ne commence pas par des questions. Une journée concentré sur l’atteinte des bonheurs simples. Mais il y a tant de bruit dans ma tête, c’est difficile d’ignorer les interrogations qui hurlent et rendent muet tous les autres possibles.

J’aimerais une journée. Mais se serait malhonnête de croire que je saurais quoi faire de cette journée si elle arrivait. Les journée où je n’essaie pas d’être créatif, ne sont pas des journées.

Soyons créatifs alors.


B+
Par B+ - Publié dans : Bavardage
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Vendredi 30 mai 2008
C’est une boulimie. Arrivé au stade où ce que j’ingurgite ne peux pas être qualifié dans son ensemble de gastronomie, ou ce que j’avale ressemble trop souvent à du mauvais fast food, on peut effectivement commencer à parler de boulimie. D’autant plus qu’il m’arrive, au summum du masochisme, de me forcer à finir la plus insipide des assiettes tout en sifflant entre mes dents :” c’est de la merde, c’est de la merde, c’est de la merde !” Je sais que c’est pathétique mais je ne peux pas faire autrement. Avant d’admettre que je suis en présence de bouse prédigéré, il faut que j’en reprenne plusieurs fois pour être bien sur, parfois à pleine louche, jusqu’à cinq assiettes d’affilées sans broncher. Avant de ressentir la chose comme une torture j’ai la mauvaise fois de penser que toute nourriture est bonne du moment qu’elle me nourrit. Mais l’auto conviction cède très vite le pas à l’indigestion et certains plats sont à la limite de l’intoxication alimentaire. C’est comme ça que je me suis avalé presque d’une traite les 4 saisons de Grey’s anatomy. Au début je regardais les épisodes avec une vrai délectations, avec un plaisir de midinette je savourais les amourettes sucrées salées des internes de l’hôpital de Seattle. Arrivée à la deuxième saison je ne supportais plus Meredith Grey, ce qui est dommage étant donné que c’est l’héroïne qui donne son nom à la série. Arrivée à la troisième saison j’avais envie d’attacher Meredith Grey à un poteau et de la couvrir de gifle pendant au moins deux siècles tellement je ne pouvais plus supporter sa crise d’adolescence tardive ! Je ne sais pas comment j’ai fais mais j’ai quand même regardé la saison 4 jusqu’au bout et pire que tout, je me demande si l’année prochaine je ne vais pas continuer à me faire du mal pour voir jusqu’à quel point je peux encore haïr Meredith Grey ! Je sais c’est nul, mais ça m’a pris pendant la grève des scénaristes, mon supermarché ne pouvant plus m’approvisionner en “Reaper”, en “How I met you’re mother”, ou en “Lost” j’ai du prendre des substitues de repas et je me suis fait une indigestion de Grey’s anatomy.

Heureusement, cette semaine je me suis régalé, j’ai enfin découvert un plat à la hauteur de mes attentes gustatives. J’ai découvert “Skins” une série anglaise racontant la vie de onze adolescents au collège sur un ton très éloigné du traditionnel teen movie consensuel. La série est inégale, mais les personnages sont forts et l’interprétation remarquable. Ce genre de série ne plaira pas à tout le monde sur le fond, mais la forme est remarquable. Le principe qui consiste à découper les épisodes par personnage n’est pas à proprement parlé innovant, mais il offre des possibilités incroyables en terme de narration. Surtout, là où nous sommes habitués avec les séries américaines à des finals sadiques, dans ”Skins” l’usage des
cliffhanger est très différent. Le principe d’apothéose est le même, la tension monte au fil de l’épisode mais le plan de cut avant le générique laisse le champs libre à notre imagination, au lieu de nous rendre hystérique de ne pas pouvoir voir la suite. D’autant que l’épidode suivant ne résoud jamais le cliffhanger directement, mais l’amène subtilement en arrière plan d’un détour de caméra alors que notre attention est porté sur l’action principale. Bon raconté comme ça, c’est un peu technique, mais c'est une belle série. Voilà, je vous conseil “Skins”, c’est intelligent, un peu trash, très bien écrit, bien réalisé et les comédiens sont au diapason. Mais…

Mais ce que je cherche est au delà. Ce serait effectivement du domaine de la gastronomie si on devait comparer. Ce que je cherche n’a rien à voir avec la première fois ou Buffy fait l’amour avec Angel, cet unique instant de bonheur où il se transforme de pathétique romantique niais en monstre sadique assoiffé de sang et que Joss Whedon assoit les bases d’une mythologie passionnante malheureusement dénigré par beaucoup, enfin surtout dénigré par ceux qui ont à peine jeté un oeil dessus et ont pris au sérieux le second degré de cette magnifique série qui décrit si bien le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Non, je peux comprendre que mon engouement pour Buffy soit raillé en tout point, ce n’est pas bien grave, je continuerais à défendre Joss Whedon comme un des plus grands créateurs de l’audio visuel du moment et j’espère que son futur bébé “Dollhouse” mettra tout le monde d’accord. Non, rien à voire avec Buffy. Ce que je cherche à retrouver c’est cet instant. Cet instant à la fin de l'épisode 9 de la dernière saison de “Six feet under”. L’épisode “ecotone” de la saison 5 de “Six feet under”. Cet instant à la toute fin de l'épisode. David est habillé en surfeur et il fume un joint avec Nate en rigolant dans un camping car. Je ne peux pas en dire plus pour ceux qui ont encore la chance de n’avoir jamais vu “Six feet under”, ceux qui auront la chance de découvrir ça bientôt. Mais quelques plans plus tard tout bascule et ceux qui l’ont vu savent de quoi je parle. Cet instant où tout bascule où j’ai eu la sensation en quittant l’épisode qu’ une part de ma vie venait d’être touchée. Trois épisodes plus loin j’ai tellement pleuré que je ne me souviens pas avoir autant pleuré ailleurs, autrement. Aucune série ne m’a jamais porté à un tel stade émotionnel. Merci Alan Ball pour “Six feet under”.

Alors je continue à tout goûter, je prends le temps de tout goûter en espérant un nouveau “Six feet under” , je sais que je devrais être plus vigilant et que je risque d’exploser à force de mal bouffe, mais je ne désespère pas de trouver le plat qui ravivera ce goût d’émotion au fond de mon palais.

Bon week-end.


B+
Par B+ - Publié dans : Séries Télé
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Jeudi 29 mai 2008
La première fois que j’ai vu Martin c’était sur une scène en plein air dans les monts du Lyonnais. Je ne me rappelle plus du nom du village où le concert avait lieu, mais je me souviens que l’attraction principale de la soirée était les Têtes Raides. Pas moins de six ou sept groupes assuraient la première parti de soirée, dont mes amis de Bistanclaque qu’en bon fan Croix Roussiens, je venais soutenir avec entrain. Lors d’une pause entre deux prestations, je croise dans le public mon amie Nelly que je n’avais pas vu depuis belle lurette. A peine avons nous eu le temps d’échanger quelques “ça va ?” que je la vois courir vers la scène en hurlant : “Haaaaaaaaaaaa c’est mon pote Martiiiiiiiiin !!!!!!”  à demi hystérique. C’est, je crois, la dernière fois que j’ai vu Nelly de ma vie, à jamais perdue aspiré par la foule. En bon spectateur docile, je me tourne vers la scène et c’est parti pour trois quarts d’heure de claque totale ! Ils sont trois, un pianiste, un clarinettiste et Martin au micro, on les appelle “Martin et ses antécédents”. C’est indescriptible, ça commence dans un chaos sonore tel qu’on a du mal à croire qu’ils ne sont que trois, le pianiste fait sautiller ses doigts en zig zag sur son clavier, le clarinettiste à deux clarinettes dans la bouche et Martin, recourbé, avance vers nous comme un petit animal malicieux et entame d’une voix riante : “je vais chanter pour les paumés…” C’est le début de “Comme un chien”, une chanson qui se terminera naturellement dans un déluge d’aboiements. Le reste du concert est à la hauteur de son introduction, démesuré, excessif, barge, musicalement impressionnant, faut dire que les deux musiciens ont le dérapage jazzy facile et l’improvisation leur démange fortement les zygomatiques, bref un excellent show mené de main de maître par Martin, elfe sautillant aux yeux pétillants. Les Têtes Raides ont fait pâles figures après ça.

La deuxième fois que j’ai vu Martin c’était à Horlieu, petite salle des pentes de la Croix Rousse, qui depuis, hélas, comme énormément de petits lieux vivants et vibrants à Lyon, à fermés à défaut d’avoir les aides nécessaires pour assurer sa programmation dans des conditions décentes. A l’époque, j’étais moi-même chanteur dans un groupe qui s’appelait “La Petite Bande” et mes amis de Bistanclaque nous avaient demandé à Martin et moi-même d’assurer leur première partie. Martin avait alors fait une prestation très différente avec des projections de diapo et une chanteuse au doux prénom de Liberté. A ce moment-là, pris dans l’atmosphère plus posé d’Horlieu (Horlieu était avant tout une salle dont la programmation s’axait autour de l’improvisation musicale, littéraire, dansé ou picturale, un vrai lieu d’écoute à l’acoustique superbe, nous n’étions pas programmé, nous avions loué la salle, mais c’est une autre histoire…) j’ai pu profiter pleinement de la voix de Martin et porter une plus grande attention à ses textes. Un univers unique, poétique et drolatique qui à tout moment pouvait partir en vrille et nous télétransporter dix galaxies plus loin dans un autre univers.


Depuis, Martin et moi nous sommes croisés à plusieurs reprises lors de concerts partagés ou lors de soirées folles. Puis nous sommes devenus amis. Je ne vais pas détailler toutes les aventures trépidantes de cette amitiés et si je vous parle de Martin aujourd’hui, c’est qu’il est de retour ! Il n’est jamais vraiment parti, c’est un demi come back on va dire, mais je tenais à marquer l’événement d’une pierre orange et verte. Car Martin bourlingue d’envie en envie avec dextérité et laisse rarement le doute l’emprisonner d’hésitation. Martin est créatif, en ébullition permanente et une idée, la plus infime soit-elle, vaut la peine d’être mise en scène quelque soit la scène. Martin pour assurer à sa descendance joie, allégresse et équilibre, exerce le beau métier de tapissier.  Ainsi, au détour d’un jeudi soir, l’atelier de tapisserie peut se transformer en petit lieu de spectacle vivant où Martin expérimente toutes formes de représentations de la lecture, au théâtre, au débat en passant naturellement par la chanson. C’est ici, dans le fourrage et les fauteuils éventrés, sur un tapis de clous dominé par des chaises suspendues au plafond, qu’est né “Histoire en forme d’infini”.

"Histoire en forme d’infini" à l’origine a été créé avec son clarinettiste fétiche (clarinettiste, qui depuis saxophonise, accordéonise et flûtise dans un groupe de rock à la célébrité grimpante dont je tairais le nom. Clarinettiste que j’ai d’ailleurs détourné de son café il y a quelques jours pour lui faire faire les photographies qui ornent mon blog, mais vous parler plus amplement de ce clarinettiste, qui est devenu plus que mon frère, serait un peu long aujourd’hui…) et joué dans l’atelier de tapisserie avec Martin himself au piano. Depuis le spectacle à drôlement voyagé et au hasard d’une rencontre dont j’ai oublié les détails le clarinettiste (qui d’ailleurs sur ce spectacle jouait principalement de l’accordéon !) à été remplacé par un quatuor à cordes ! Sans dénigrer la forme première du spectacle, il faut bien reconnaître que l’arrivée d’un quatuor à cordes à soulevé “histoire en forme d’infini” au rang de chef d’oeuvre ! Oui un chef d’oeuvre et je pèse mes mots tout excessif exalté que je suis, un chef d’oeuvre tout simplement chef d’oeuvresque.

La bonne nouvelle, c’est que ce chef d’oeuvre lumineux et généreux sera disponible sur CD dés ce mois de juin 2008. La deuxième bonne nouvelle c’est que vous pouvez en écouter quatre extraits ici :

http://www.myspace.com/martinetsesantecedents

La troisième bonne nouvelle c’est qu’il y aura quatre représentations du spectacle les 5,6,7 et 8 juin avec plein d’invités à Acte 2 Théâtre 69009 Lyon, mais tout ça est indiqué sur le myspace sus linké. Bien sûr la troisième bonne nouvelle touchera plus facilement le public Lyonnais que le public Hong Kongais mais bon…

Oui Martin m’a payé très très cher pour que je fasse de la com sur mon blog, parce qu’en fait tout ce que je vous ai raconté avant est faux et archi faux, je ne connais pas ce Martin, j’en ai jamais entendu parlé, ça n’a jamais été mon ami, mais alors jamais ! D’ailleurs son spectacle est nul et si Martin n’étais pas le neveux de mon patron et si je n’avais besoin de cette promotion pour justifier auprès de ma banque le prêt pour ma villa à Biarritz, bin franchement je me serais pas cassé le cul à pondre cet article !


Sur ce, bonne journée.


B+
Par B+ - Publié dans : Musique
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Mercredi 28 mai 2008
Je suis en situation nostalgique avec mon foie depuis plus de dix jours. J’ai un peu de mal à m’adapter à  cette nouvelle routine qui consiste à ne plus se faire la guerre. Parce que nous avons traversé mon foie et moi des centaines de conflits depuis toute ces années, parfois très violents, mais nous nous sommes toujours pardonnés mutuellement. Le fait est, et c’est ce qui nous a toujours sauvés, que nous n’avons jamais rompu le dialogue, même dans les pires moments, après les engueulades les plus haineuses, nous avons toujours dépassé le silence en cherchant un chemin de mots au travers du conflit. Les mots étaient souvent dures, nous ne nous sommes jamais ménagés, on prenait même un malin plaisir à appuyer du doigt les plaies ouvertes, mais au delà du nombre incalculable de défauts qui nous caractérise, nous partageons cette même qualité, cette capacité à se calmer aussi vite qu’on est monté en tension. Il en va sûrement toujours ainsi dans les relations qui durent, mais j’aime à croire que notre histoire est unique. Mais aujourd’hui, inutile de se voiler la face, on a perdu un peu de la magie qui scellait notre union et nous avons cédé, sans y prendre garde, la place à l’habitude et l’habitude, comme chacun sait, stérilise toutes les émotions.

Depuis une dizaine de jours nous nous sommes imposé une trêve d’un mois minimum. Un break en sommes, une période durant laquelle nous nous autorisons des écarts. Je connais les dangers de ce genre de situation, la perte définitive, la rupture totale, l’absence, je sais que nous avons pris une décisions extrême qui pourrait nous éloigner l’un de l’autre à jamais, mais avions-nous le choix ? Je sais que c’est ridicule de s’accrocher, mais après 34 ans de vie commune, qui ne tenterais pas de lutter à la moindre lueur  ? Est-ce que j’ai envie d’y croire encore ? Je me force à croire que je pourrais y croire encore, mais je ne peux pas faire autrement. Si dans un mois il choisi de complètement refaire sa vie, est-ce que je respecterais son choix ou est-ce que j’errerais de souffrance à retenir les parades de mon désespoir ? Si la conclusion est telle, elle sera sans appel. Je le sais. Mon imagination n’aura pas le champs libre de la reconquête par le rire, mais il faudra prendre garde à ce que la désillusion ne navigue  pas mon corps sur une tempête d’amertume, car l’amertume achève tout sans pitié. Peut être nous serons obligés de cohabiter pour le reste de notre vie en tirant un trait définitif sur notre amour. La promiscuité forcera la monté lente de l’amitié et au final, ce ne sera peut être pas si mal.

De toute façon, on ne pouvait pas continuer comme ça, on allait se tuer l’un l’autre. Il faut bien avouer, que depuis plus de vingt ans, j’ai peine à le dire mais, notre relation ne tenait que sur l’alcool. Nous en étions arrivé à un stade où l’alcool était indissociable de notre rire et malgré la tristesse des lendemains  pâteux, quand nous nous reconnaissions à peine, quand la mémoire était morte dans la nuit et que le silence perdurait jusqu’à la prochaine cuite, on recommençait à boire, plus fort plus vite plus loin. Avec le temps l’alcool était devenu une arme, une arme pour endormir l’autre et servir notre égoïsme sans remords. Je croyais qu’on serait éternel, que l’ivresse nous donnait de super pouvoirs, que nous étions devenus invincibles, qu’ils ne pouvaient rien nous arriver, je croyais qu’on était heureux. Mais mon foie est tombé malade, malade d’être noyé à outrance et la réalité à frappé d’un coup sec : l’alcool ne résolvait rien, il détruisait tout.

Avec cette prise de conscience tardive nous avons fait tous les deux le deuil des cuites prolongés. Pour tout dire, nous avons fait le deuil de toute boisson alcoolisé. Ce n’est pas aussi dure que je l’imaginais, c’est même très simple en fait. Seulement ça force notre relation à évoluer autrement et nous voilà aujourd’hui contraints de marquer une longue pause. Retrouverons nous un dialogue apaisé au bout de ça ? Je l’espère, mais en toute honnêteté, ce sera dure de reprendre une relation amoureuse, trop de choses nous hanteraient au point de nous faire basculer à nouveaux dans le déraisonnable et ça, nous avons compris tous les deux que ce n’était plus envisageable. Pour l’instant je suis serein, force est d’admettre que cette cure me fait le plus grand bien et ce serait mentir de dire que je ne commence pas à draguer un peu mes autres organes. Draguer, c’est signe de bonne santé. 


B+
Par B+ - Publié dans : Bavardage
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Mardi 27 mai 2008
Ce matin, je suis désolé, mais je ne vais pas avoir le temps d’écrire un nouvel article sur mon blog. Ce matin, la bloggouillesphère devra faire le deuil de ma prose bloggouillante, car non, je ne pourrais rien publier. Pourtant ce n’est ni les sujets de bloggouillerie, ni l’envie bloggouilleuse qui manque, j’ai la bloggouillite aigu en ce moment alors quoi qu’il arrive ça bloggouillera encore et encore, pas de soucis à ce sujet là. Tant que la fibre bloggouillarde vibrera je bloggouillerais gaiement. Car j’ai trouvé dans la bloggouillarderie un second souffle, comme un vent bloggouillourique qui soulèverai l’inspiration bloggouillatarotiquante au fond de mes glandes bloggouillitiques pour en remonter les sucs vers le bloggouillasme, la zone bloggouillarotastique de l’hémisphère gauche de la bloggouillose. Je vous jure que ça me bloggouillarise à fond les bloggouillons d’être bloggouillamment bloggouillorisé, assurément. Mais il y a des jours où la bloggouillasserie ne peut s’exprimer dans toute sa bloggouillissité, il y a des jours ou il faut savoir taire le bloggouillement bouillonant qui bloggouillit au fond de nous.

Car ce matin, je suis désolé, mais je dois travailler. Ceux qui me connaissent bien le savent, mais entre deux articles de blog, j’exerce la profession d’orthophoniste à mi temps. Précisément d’orthophoniste pour animaux. J’aide nos amis les animaux à corriger leurs petits problèmes d’expression orale ou écrite. Parfois je dois même complètement leur apprendre à parler, il arrive que certains animaux n’aient aucune notion de français, mais c’est tout de même relativement rare. Généralement on fait appel à moi pour ajuster un petit peu, les animaux ayant fâcheuse tendance à inventer des mots à partir d’un mot existant et de le décliner à l’infini au grès de leur imagination. Des fois c’est très complexe de retrouver la racine du mot d’origine tellement ils l’ont détourné de son sens premier. J’ai même eu un patient une fois qui s’était servi d’un mot anglais à la base, je vous raconte pas le temps qu’il a fallu pour le remettre dans le droit chemin de la langue. Enfin voilà, il faut bien que je gagne ma vie pour payer la connexion internet qui me permet de communiquer avec vous et donc ce matin, j’ai une urgence et je ne serais pas en mesure de rédiger un article pour mon blog.

Ce matin je dois apprendre à parler à un raton laveur. Il faut que demain matin au plus tard à 10h00 il puisse articuler de face, de trois quart et de profil un français parfait. En effet, ce raton laveur est acteur et il a une séance de shooting (série de photographies dans différentes pauses) demain matin pour un grand magazine français et il sera interviewé par Jean-Pierre Lavoignat dans la foulée. Son agent m’a appelé en urgence hier soir, vous savez ce que c’est , au début de leur carrière, tous les comédiens mentent un peu sur leur CV, et bien mon patient avait menti en affirmant qu’il maîtrisait parfaitement le français, à l’époque il ne pensait pas que sa carrière le pousserais à la pratique de cette langue. Bref, ça va être intense, parce qu’il va lui falloir une sacrée répartie en face de ce cerveau de Jean-Pierre Lavoignat !

Donc vous m’excuserez, mais là j’ai vraiment, mais alors vraiment pas le temps d’écrire ne serait-ce qu’une ligne. Puissiez-vous me pardonner un jour le silence pesant que je vous impose cruellement ce mardi matin, cette sensation d’abandon comme un goût amer qui va couler au fond de votre gorge, ce rompement d’habitude que je vous assène mortellement comme un coup fatal sur la nuque du quotidien, mais je suis hélas plume brisé et bouche cousu, contraint et forcé de me mettre immédiatement au travail.

A demain j’espère.


B+
Par B+ - Publié dans : Bavardage
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Lundi 26 mai 2008
En 1999, le troisième week-end de mai à 20h20 Jean Pierre Lavoignat (co-fondateur de Studio magazine et chroniqueur cinéma sur Canal+ à l’époque) est interviewé par une journaliste à la sortie du palais des festival après la cérémonie de clôture. Cette nouille de Jean-Pierre Lavoignat (ah oui j’ai oublié de vous dire que je n’aimais pas Jean-Pierre Lavoignat, je veux dire professionnellement, dans la vie c’est sûrement quelqu’un de charmant allez savoir !) est offusqué, que dis-je offusqué il est hors de lui, atterré, il tombe de haut, il manque de s’étouffer avec son toast. Qu’est-ce qui a bien pu mettre ce pauvre Jean-Pierre dans pareil état ? Qu’est-ce qui l’a meurtri dans sa chair et dans son sang au point de lui faire déverser tant de colère sur la caméra ? Allons Jipé mon petit calme toi enfin ! Ce qui a fait trembler de rage notre ami Jipéel c’est tout simplement le palmarès. Horreur ! Le jury du festival présidé par David Cronenberg vient de donner la palme d’or et le prix d’interprétation féminine à “Rosetta” des frères Dardenne interprétée par Emilie Dequenne. Pire que tout, ce même jury présidé par ce même David Cronenberg pousse le bouchon en consacrant aussi “L’humanité” de Bruno Dumont avec le grand prix du jury et un double prix d’interprétation pour Séverine Caneele et Emmanuel Schotte. Alors Jipé il s’énerve grave : “Non mais Cannes c’est pas ça ! Cannes c’est les paillettes, c’est les stars, les marches, le champagne !” (je restitue ses propos comme ma mémoire me les retransmets, mais c’est vrai que je suis à deux doigts de déformer légèrement en ajoutant : “Cannes c’est les soirées avec mes amis célèbres où on se tartine le cul de fois gras en se shampouinant la bite au caviar !”  mais je n’en ferais rien.) la journaliste calmement lui répond : “David Cronenberg a voulu faire du social” et là Juan Pedro Del Lavoignos lève son crâne haut vers le ciel, redresse son menton, darde sa moustache et avec tout le dédain du monde lâche : “ Du social ! parce qu’il fait des films social lui peut-être !”

Voilà le drame de la vie, si vous êtes boulanger, ne vous avisez surtout pas de décerner le prix du meilleur saucisson, n’essayez même pas de dire que vous appréciez la charcuterie, on vous le renverra à la gueule avec mépris. C’est vrai ça, de quel droit un rouleur de croissant se permet d’aimer l’andouillette de Troie ! Il avait raison Jan Peter Laävoynaä, chaque chose à sa place et Panurge sera bien gardé par ses moutons !
 
Il y a une dizaine de jours, lors d’un entretien avec la presse, Sean Penn, président du jury du 61ème festival de Cannes à osé déclarer ceci : “Je regrette juste qu'il n'y ait pas plus de comédies dans la compétition. C'est vraisemblablement lié à la défiance des distributeurs, qui craignent que l'exposition cannoise nuise à leur film, et c'est dommage. Et puis il y a un snobisme qui voudrait qu'une comédie ne peut pas être un grand film. Mais c'est faux : il y a aujourd'hui une floraisons de comédies incroyables, aux Etats-Unis du moins. Ça m'aurait plu de découvrir ce que ce genre produit dans le reste du monde.”

Vade retro Seananas ! Qu’est-ce qu’il n’avait pas dit le pauvre Sean Penn ! Oulalalalalala ! Mon dieu mon dieu ! Dis donc Sean, espèce d’enfoiré, faudrait pas que t’oublie ce que tu représentes ! Tu es Sean Penn, ton rôle c’est de parler de cinéma politique et de nous éclairer de ton engagement, certainement pas de déplorer l’absence de comédies. C’est clair qu’un gars comme Sean Penn ça ne bouffe pas de ce pain là, un gars comme Sean Penn c’est forcément du John Cassavetes au petit déjeuner, une bonne tranche d’Andreï Tarkovsky à midi, un bol de Ken Loach au goûter, une assiette de Peter Watkins au dîner et un doigt de Michael Moore en digestif ! (D'ailleurs faudrait qu'il arrête de dire partout qu'il n'est pas cinéphile !) C’est pas du genre à manger gras, le cinéma cholestérol il ne connaît pas, c’est clair ! Non Sean Penn c’est l’artiste de gauche type, le gars qui va en Irak pour comprendre pourquoi son président veux taper sur ces gens, l’acteur blacklisté par l’administration Bush, c’est pas le gars qui regarde une bonne grosse comédie en buvant des bières avec ses potes, non, assurément pas ! Chacun son rôle, sinon on aurait demandé à Bernard Menez de le présider ce festival !

Heureusement toute la presse bien pensante avait oublié qu’il y a quelques années Sean Penn défilait sur les tabloïd à coup de cuites et de gnons collés dans la face de sa compagne. Pas très glamour à l’époque le Sean, pas très classe politiquement non plus, il avait pas trop la Ché attitude ! En même temps ça aurait été drôle un président du jury complètement défoncé, même Edouard Baer aurait eu du mal à se sentir à l’aise à la cérémonie ! Bon c’est vrai je m’énerve pardon, je m’énerve et donc je râle parce que j’aime énormément Sean Penn, j’aime le comédien, je crois que c’est le seul comédien qui m’ai fait pleurer du simple fait de la perfection impalpable de son interprétation, dans “Mystic River” de Clint Eastwood. J’aime le cinéaste aussi, je trouve personnellement que c’est un très grand réalisateur. J’aime l’image que renvois ses actes, mais pour moi il ne s’agit pas de politique, c’est de l’humanisme. Sean Penn est un humaniste engagé.

Sean Penn n’a pas été invité à présider un congrès sur l’avenir du monde, il a été invité à présider un festival de cinéma. Sean Penn n’est pas un homme politique, c’est un homme avec des opinions politiques affirmés, mais dans une logique humaniste palpable, il suffit de voire ses films pour s’en convaincre. Depuis 1999 et la palme de “Rosetta” tout le monde voudrait que Cannes se fasse le reflet d’un engagement politique et social. En 2004, la palme décerné à Michael Moore était le point culminant de cette volonté. Mais pourquoi refuser l’acte de créer comme un engagement en soi ? Pourquoi le simple fait de présenter une oeuvre ne serait pas déjà une volonté d’agir le monde ? Pourquoi on n'accepte plus qu’une des vocation de l’art est de changer le monde. Paul Klee disait “l’art ne reproduit pas le visible, il rend visible”, qu’en est-il aujourd’hui de cette phrase ? Agite t-elle encore du sens ?

Je n’ai pas suivi le banquet d’après Cannes hier soir, je ne sais si Jean-Pierre Lavoignat à été interviewé sur le palmarès, mais je suis sur qu’il serait capable de sortir aujourd’hui un truc du genre : ”C’est formidable d’avoir donné la palme à Laurent Cantet, c’est important de faire du social aujourd’hui !!!!!” Après il n’y a que les imbéciles qui ne change pas d’avis, ça n’a rien à voir avec l’effet de mode, non rien du tout. Oups mais j'oubliais que je ne travaille pas dans l'industrie du cinéma ! Bordel mais qui je suis pour oser parler de cinéma !!

Bon allez je retourne voire les Ch’tis au ciné !


B+

Edit : Lors de la première publication de cette article, j'ai oublié de préciser que ce râlage m'était venu suite à l'écoute de l'émission "le masque et la plume" du dimanche 25 mai 2008. J''ai été effectivement relativement agacé par la manière de certains critiques d'attaquer Sean Penn bêtement (de mon point de vue). Voilà qui est dit.
Par B+ - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 25 mai 2008
Ma mère à un jour caressée l’idée d’investir dans un ordinateur, poussée par la démonstration que lui en avait fait sa soeur. Pendant toute la durée de cet hypothétique envie j’ai été en proie à de terribles angoisses. Je l’imaginais en train de m’appeler à toute heure de la journée et de la nuit à cause d’une erreur système où d’une anomalie suspecte. Tous les matins je priais Saint Jobs pour qu’elle achète un Mac ! Je fus soulagé lorsque j’appris que ma tante lui avait vanté les mérite du progrès informatique à l’aide d’une machine Apple. Loin de moi l’idée de faire remonter une quelconque guerre PC/MAC, je n’ai absolument rien ou pas grand chose contre les PC, mais vous admettrez que pour un néophyte de chez débutant de chez novice, pour quelqu’un qui n’ a jamais touché à l’informatique (le premier qui traite ma mère de noob je lui en colle une !), l’interface de macosx est nettement plus clair et conviviale. Il y aurait sûrement matière à débat, mais connaissant ma mère j’aurais préféré l’abandonner (à l’époque) dans les plaines verdoyante de Tiger plutôt que dans la cité clignotante et polluée de windows XP ! Ma mère à toujours préférée la campagne à la ville, c’est comme ça.

Heureusement l’air sain de la campagne a fini par la conforter dans l’inutilité de la chose et que, bien tranquille au milieu de son jardin, elle préférait consacrer son temps à regarder pousser ses fleurs, cultiver son potager et cueillir des champignons ou des baies dans les bois. Aucun système d’exploitation ne viendrait jamais la torturer dans cet espace paisible. Elle s’en était passé jusqu’ici et s’en passerait probablement pour longtemps.

Seulement voilà, ma mère n’a pas internet. Ma mère ne peut pas lire mon blog ! Tout particulièrement aujourd’hui, ce dimanche 25 mai 2008 où je lui aurais adressé par voix bloggouillante un billet doux pour célébrer numériquement dans la joie la fête des mamans de la France. Puisque ma mère ne fais pas parti de mon bloggitoire, j’ai décidé de m’adresser à toutes les mamans parmi mes amies  susceptibles de lire mon blog. Alors voilà.


À vous, mamans de mon entourage bloggouillique,
je vous offre ce collier de nouilles que j’ai fais avec tout mon amour :


À toi Laure,
parce que même si je donne jamais de nouvelles je pense à toi.

À toi Lisa,
parce que je suis sûr que tu sais pas faire les colliers de nouilles !


À toi Christèle,
parce que tu es la plus belle des mamans !


À toi Séverine,
parce que tu es ma chargée préférée !


À toi Nath,
parce que je vais t'exploser à la coinche !


À toi Fabienne,
parce que belle maman c'est quand même une maman !


À toi Barbara,
parce que quand même, quelle connerie la guerre !


À toi Julie Capucine,
parce que tu élèves de futur grands joueurs de coinche !


À toi Bénédicte,
parce que ton fils à un très joli prénom sans "h" !


À toi Marie,
parce que j'aime bien danser avec toi !


À toi Ema,
parce que je t'aime beaucoup plus que si j'étais amoureux de toi !


À toi Raphaële,
parce qu'au lieu de t'écrire des chansons je fais le zouave sur un blog !


À toi Elodie,
parce que je t'ai mal dragué la dernière fois (je crois que j'avais bu !)


À toi Cécile,
parce que j'ai encore loupé ton dernier concert, je suis un mauvais ami pardon !


À toi Ninie,
parce que la vie est belle et tu le sais mieux que moi !


À toi Nanette,
parce Cyrille transmettra et que tu sais que je pense fort à toi mais j'ai perdu ton adresse mail !


À toi Jeanne,
parce que ta cuisine c'est la plus belle du monde !



Mais ce collier est aussi pour toutes les mamans que j’ai oubliés de citer et aussi pour toutes les mamans du monde qui un jour trouveront peut-être cette page bloggouilleuse sur leur écran Mac ou PC.

Ce collier de nouilles pour toutes les mamans de la bloggouillesphère !

Ce collier de nouilles pour vous, mamans !




Bon allez faut que j’appelle ma mère !


B+



Par B+ - Publié dans : Bavardage
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