Jeudi 19 février 2009
Or donc oui, nous sommes allé voir avec mon ami Tim à 15 heure 55, soit à peu près à l’heure fixée, qui je le rappelle était 16 heure, le nouveau film du réalisateur qui en fait n’est pas marié mais partage la vie de la comédienne dont je suis amoureux depuis le navet à bandelette et sa suite, à qui j’ai pardonné même sa présence dans deux films de sinistre mémoire avec l’insipide Keanu Reeves, nouveau film avec ce comédien à la gueule ravagée, qui dans les années 80 avait une sacrée belle gueule et faisait darder les seins avec des glaçons pour le bonheur de nos libido émoustillée, et qui fait la couverture d’un nombre impressionnant de magazines en ce moment, paraitrait même qu’il serait favori pour recevoir une statuette doré aux courbes féminines et au prénom vintage a consonance germanique qui rime avec Gérard !

Ce réalisateur, celui qui vibre d’amour pour  la comédienne sublime qui fait battre mon cœur à ne pas s’arrêter de mes doigts de pieds à mes sourcils d’un seul regard de ses yeux magnifiques à la caméra, même quand c’est Jean-Jacque Annaud qui la filme (enfin il paraît parce que j’ai jamais vu ce film qui porte le nom, avec «grad» à la fin, d’un dictateur de l’union soviétique), ce réalisateur donc, opère ce qu’on appellera dans la presse spécialisé un virage stylistique à 180 degré. Moi j’appellerai ça un cohérent prolongement à une œuvre en devenir de plus en plus passionnante, parce que c’est pas juste un mec qui a de très bon goût en matière féminine, c’est un immense réalisateur. Si son précédent opus à été un échec, un bide retentissant, ceux qui l’ont aimé, et j’en fais parti et pas à cause de la présence de sa bien aimé, que j’aime aussi, devant la caméra, l’ont aimé pleinement, mais je comprends que ce soit un film dont l’imagerie légèrement new age ait pu en faire gerber plus d’un. En tout les cas, ce précédent film marquait clairement l’aboutissement d’une certaine recherche formelle qu’il était inutile de perpétuer sur son métrage suivant, d’autant que le film dont on parle, le suivant donc, celui qui est sorti hier et que j’ai vu avec mon ami Tim à 16 heure, est dans une thématique qui nécessitait un traitement plus sobre, du moins en apparence. En apparence car sous ses aspect de tournage quasi documentaire, sous ses aspects de prise d’espace improvisé, c’est au contraire maîtrisé de bout en bout et de mains de maître, ces mains qui doivent se promener souvent nonchalamment et délicatement sur la nuque sublime de la comédienne la plus délicieuse au monde !

Aux journalistes qui lui posent tous la question «avez vous été influencé par les frères Dardenne pour réaliser ce film ?» j’ai envie de répondre que les frères Dardenne n’ont pas le monopole de la caméra qui suit un acteur de dos, mais bon un peu quand même c’est vrai ! Mais en tout cas l’influence et assimilé et transcendé.


En fait j’ai pas grand chose à ajouter sur ce film, tout à été dit et répété dans la presse avec des titre énorme comme «la rédemption de … (le nom de l’acteur principal du film, celui qui a déjà eu un Golden Globe pour ce rôle et qui risque l’Oscar s’il ne fait pas gaffe !)». C’est vrai qu’on en a beaucoup parlé au nom de la performance de ce comédien qui il faut bien l’admettre est complètement bouleversant. Ses partenaires féminines sont au diapason, toutes les deux formidable, c’est un grand film oui. D’autant plus grand qu’il ne cherche jamais à nous envahir d’émotions mais au contraire la fait surgir au moment où on s’y attend le moins, sans autre effet que la force d’un silence ou d’un tremblement dans la voix. Je n’ai pas grand chose à ajouter et en plus j’ai déjà dit hier que j’étais très mauvais en analyse de film et que critique de cinéma c’est certainement pas ma vocation alors je ferais mieux d’arrêter d’écrire ce billet avant de me laisser faire par mes phrases à rallonges !

Je me suis toujours demandé à chaque vision de «Barton Fink» des frères Cohen à quoi pouvait ressembler ce scénario que John Turturro doit pondre à contre cœur et qu’il finit par achever (après moult péripéties diaboliques) en y imprégnant toute son humanité, pour se le faire renvoyer par la production en travers de la figure. Hollywood lui demande un film de catch avec du sang et de la sueur, il écrit une comédie humaine sur toile de catch.

Darren Aronofsky vient de me donner une réponse avec «The Wrestler».


B+
Par B+ - Publié dans : Cinéma - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Mes chansons +


Derniers Commentaires

Catégories +

Recherche +

Calendrier +

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Profil

  • : B+
  • bplus
  • : Homme
  • : 07/12/1973
  • : Paris
  • : Vous n'en saurez pas + mouhahahaha !

Syndication +

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus