Séries Télé

Vendredi 24 octobre 2008
Je suis un exalté, je m’emballe pour un oui pour un non, c’est comme ça. Je pensais que ce n’était pas si grave, je pensais que ça ne regardait que moi, que j’étais bien comme j’étais, que voilà quoi on est dans un pays libre et cætera, que ça n’aurait pas de conséquences dramatiques sur le cours de mon existence, que je pouvais décider sans que ça monte un papillon en tornade que telle ou telle chose avait le droit à l’appellation « chef d’œuvre intemporel de la nuit de toutes les aurores intersidérale de l’univers » sans que ça puisse influer sur la tranquillité mentale d’autrui, je savais qu’un certain charisme m’enveloppait parfois de cette force de conviction incroyable, mais j’étais loin d’imaginer de convaincre quelqu’un jusqu’à sa destruction. A l’heure ou je vous écris, les policiers n’ont pas encore retrouvé son corps, mais d’ici demain matin, ils seront sur mon palier, c’est sûr, les preuves les conduiront indubitablement à mon domicile.

Je ne cherchais que le réconfort de l’amitié, un brin de sociabilité pour m’adapter en société, pour ne pas être trop seul… Oui je sais, l’argument est maigre comparé à mon acte ignoble, mais je suis bien obligé de remonter aux origines du mal pour tenter de me justifier, même si ça peut paraître odieux de me servir de ce blog pour expier mon crime, de vous prendre à témoin lâchement pour me soulever un semblant de conscience, mais c’est la suite logique, il faut que je m’épanche de mots pour me soulager. Certes j’aurais tout le temps de vomir des suppliques et des regrets une fois enfermé entre quatre murs, je ne mérite sans doute pas le répit de pouvoir vous parler une dernière fois, je suis désolé pour tout ceux que ça va choquer, mais je suis comme ça, bavard jusqu’au bout… Hahaha !

Hahaha ! Non je ne regrette rien en fait, c’était tellement jouissif ! A vous je vous épargne les salades que je vais servir aux flics, laissez-moi me délecter en toute impudeur de cette déchéance programmée !

Alors voilà, toutes ses années, pour combler le creux en moi, je me suis entouré d’amis, je les ais séduits avec mon rire vertigineux et les ais ferré un par un avec ma disponibilité totale. Je suis un monstre je sais. Aujourd’hui, cette couverture d’amis ne cachera pas mon ignominie, mais avant de vous raconter ce qu’il s’est passé, il faut bien comprendre que je suis un détraqué, même si c’est la première fois que la mort valide mon œuvre, ce n’était pas la première victime de mon amitié, loin de la. Il s’appelait M, c’était mon ami M et je l’ai tué.

L’amitié est un processus de destruction très lent, il faut savoir attendre le bon moment. Une fois que parmi tous nos amis on a choisi la cible parfaite, il faut avoir encore la patience de l’emmener doucement à sa perte. Comment je m’y suis pris ? Je l’ai conditionné très jeune, j’ai profité de l’expérience de mon âge pour l’influencer calmement. Bien sûr au début il a résisté, mais je l’ai achevé le jour de son anniversaire avec la complicité de mon ami P. Nous lui avons offert alors les deux premiers coffrets de sa future agonie : Buffy contre les vampires saison 1 et Buffy contre les vampires saison 2. On offre pas Buffy comme ça sans une préparation psychologique de plusieurs années, il faut y aller tout doux, proposer un certain détachement, oser au détour d’une conversation entre deux Casanis : « tu sais il y une série sympa, c’est Buffy contre les vampires ». Il ne faut pas se démonter quand il nous rit au nez, il faut profiter du présent, car dés lors la proie à une patte dans le filet et il n’est pas prêt de s’en défaire. Il faut revenir à la charge au fil du temps en montant en exaltation jusqu'à ce que la proie, des années après, pris dans l’émotion simple d’une nouvelle tournée de Casanis associe définitivement les mots « Buffy » et « chef d’œuvre ». Et alors, en plein boum de la mode des séries américaines, une fois qu’il est de notoriété publique que certaines séries sont des bijoux plus impressionnants qu’un grand film il faut y aller à fond : « Buffy à été un des précurseur de la série moderne, c’est une des plus belle métaphore jamais réalisé sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte, c’est en terme de réalisation et d’écriture une tuerie sans nom et aucune autre série dans sa catégorie ne lui est jamais arrivée à la cheville depuis ». Avec des arguments et un vocabulaire ampoulé singeant l’intelligentsia cinématographique tout est possible ! Il n’est toujours pas prêt ? Il ne vous croit pas ? Ce n’est pas grave, maintenant il faut qu’il pense qu’il a fait le chemin tout seul. Le jour de son anniversaire, lui offrir les deux premières saisons donc.

Après ça va prendre encore quelque mois avant qu’il n’ose toucher à son cadeau empoisonné, mais il va le faire, oui il l’a fait.  J’ai du mal à raconter la suite, tout pétris de remords que je suis… C’est dur… Même si je voulais lui faire du mal… Vous comprenez c’est dans ma nature de détruire… Je m’étais pris d’affection pour lui… Une si belle victime… Hahaha ! Ses coups de téléphones désespérés au milieu de la nuit « Non mais Angel là il va… Non ne me dis pas ! Ne me spoile pas ! Je suis désespéré ! Si ! Dis moi si Angel… Et Buffy ! Non pas ça ! Ne me dis pas ça ! ». Hahaha ! Ses mails de plus en plus noir : « Personne ne veux plus me parler depuis que je cris partout que Buffy est une série géniale ! » Hahaha ! Les journées à camper devant ma porte en attendant mon retour pour que je lui prête la suite, suite que je lui ai naturellement fournit au compte goûte, dvd après dvd. Hahaha !

Il ne sortait plus de chez lui sauf pour venir chercher sa dose, il ne mangeait plus, écrivait des chansons sur les vampires, s’est brouillé avec tout son entourage et ce qui devait arrivé est arrivé. A l’ultime épisode de la saison sept il s’est planté un pieu dans le cœur !

J’aurais pu faire durer encore un peu en lui disant que je possédais sur mes étagères la saison 8 en comics books écrite par Joss Whedon himself, mais je ne suis pas un monstre à ce point !


B+
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Jeudi 16 octobre 2008
On est souvent vachard en amour, avec le temps on se met à l’épreuve et on fini un jour ou l’autre par douter de l’autre, c’est banal, c’est comme ça, je suis bassement humain et j’ai douté de toi. Je t’avais placé tellement haut, j’avais presque dédié un autel à ton nom dans mon cœur, tu m’étais devenu tellement indispensable, tu étais tellement essentiel, tu me nourrissais tant, ça ne pouvait pas durer, il fallait que je brise cette dépendance d’une manière ou d’une autre. Je n’ai même pas eu besoin de me torturer les méninges, je n’ai pas eu besoin de te salir, tu m’as offert sur un plateau l’instrument de ma déception. Naturellement j’ai plongé droit dedans et me suis délecté de te trouver si en dessous de toi, si faible. Quelle chose d'horrible que ce rapport de force inversé, est-ce ça aimer, chercher à rabaisser l’autre pour exister ? Je ne crois pas, mais j’étais dans la confusion et j’ai profité de cet élan de force nouveau pour t’enfoncer et t’écraser bêtement. Je me suis vautré comme une princesse dans cette nouvelle sensation, tu m’avais déçu, c’était trop beau pour être vrai, il fallait que je le cri sur tous les toits, il fallait que j’affirme mon indépendance et que je traîne béatement ton erreur dans la boue. Mais aujourd’hui  je me rends compte que j’avais tort, je me suis laissé emporté par la fougue et l’orgueil, mais j’avais tort. Il n’y avait rien de décevant, tu ne faisais que tester ma fidélité et tu m’as prouvé une fois de plus que tu es bien le demi dieu vivant que je vénère follement. Pardon Alan Ball d’avoir douté de toi.

Oui, c’était au milieu de l’été, ça faisait longtemps que j’attendais, plus de deux ans, depuis l’annonce faite par HBO que  tu  signais  chez eux pour une  nouvelle série, plus de deux ans et enfin, enfin je  pouvais  visionner  le  pilote de «True Blood». Ce que j’ai vu alors ne m’a pas plu, ça allait trop vite, les personnages étaient sur exposés, caricaturaux, la débauche sexuelle me semblait gratuite et vaine, je ne comprenais pas comment quelque chose d’aussi inepte avait pu sortir de ta plume. Mais cette semaine j’ai dépassé mes craintes et j’ai regardé la suite.

Alors, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas au degrés d’addiction et de fascination auquel tu m’avais habitué avec « Six Feet Under », non, pas encore, mais je commence à prendre un drôle de plaisir avec cette nouvelle série et les personnages sont en train d’imprimer un chemin de connivence dans mes émotions et puis, même s’il s’agit de l’adaptation d’une série de roman à l’écriture douteuse, la tienne d’écriture arrive sans peine à s’en démarquer. On imagine bien que ta fidélité à l’intrigue originelle de Charlaine Harris commence déjà à décliner, on sent bien que le fil de sa mythologie vampirique ne te sers que d’arrière plan feuilletonant, une intrigue de roman de gare pour servir au mieux tes obsessions, parmi elles : les inégalités raciales et sexuelles et le racisme et la discrimination qui en découle. Le droit à la normalité dans un monde happé par la mort.

J’essaie de faire un résumé pour mon blog, tu me diras si ça te vas comme ça : « l’action de « True Blood » se déroule dans l’ambiance moite de la Nouvelle Orléans. Des japonais ont mis au point un sang synthétique le « True Blood » qui permet au vampires de s’intégrer à notre société humaine. Bien sur tout le monde ne voit pas cette intégration d’un très bon œil et ce des deux côtés, humain ou vampire. On suit la vie de Sookie Stockhaouse jeune serveuse télépathe (oui elle peut lire dans les pensées, ça à l’air tiré par les cheveux, mais dés le deuxième épisode ça semble naturel et essentiel à la caractérisation du personnage) qui après avoir sauvé la vie d’un vampire, Bill Compton commence à éprouver des sentiments pour lui (elle ne peux pas entendre les pensées des vampires et ça la repose de ne plus avoir du vacarme dans sa tête en sa présence). Bill était en danger car, inversement des codes des histoires de vampire, ici les vampires sont traqués pour leur sang qui est une drogue rare aux effets aphrodisiaques incroyable, entre autre. Voilà pour le point de départ de l’intrigue principale, mais d’autres pistes narratives se déroulent en parallèles, je vous en laisse la surprise. »

La seule chose qui me gêne un peu pour le moment, c’est qu’en voulant parler de dérive sexuelle, les portraits féminins que tu dessines sont un peu trop extrêmes pour le moment, hors mis le personnage de Tara qui est un très beau personnage en devenir, les femmes sont soit vierges immaculés naïves et pures soit des salopes intégrales qui ne rêvent que de se faire sauter par des vampires, qui sont semblerait-il de super coup ! Bon, on sait que la sphère féminine n’est pas ta spécialité et d’ailleurs ton goût prononcé pour les hommes est clairement affiché dans la série. Pour l’instant soit la sexualité est bestiale, soit elle est inexistante, j’espère que le contrepoint du personnage de Tara permettra de rendre tout ça un peu plus subtile sexuellement parlant, puisque le sexe semble être un des moteur principaux de l’intrigue.

Voilà Alan, ma confiance en toi est toute renouvelée, j’attends la suite des aventures de Sookie avec impatience, excuse moi encore d’avoir honteusement douté de toi. Je t’interdis de me faire croire à nouveau que tu puisses me décevoir d’une quelquonque manière, je te l’interdis !

Je t’embrasse Alan, merci d’exister, merci.

Tendrement.

B+


Ps : Et merci pour la référence à Buffy, ça m’a particulièrement touché, mais tu le sais.
Par B+
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Mercredi 15 octobre 2008
Allez ça faisait un bail, maintenant que la rentrée est bien consommé, il est temps de se faire un bon vieux petit bilan série comme on les aimes ! Juste un petit état des lieux des suites que j’ai pris le temps de commencer à regarder, je ne me suis pas encore lancé en quête de nouveauté, du fait que je n’ai pas très envie de faire de la consommation feuilletonesque à outrance en ce moment, mais ne vous inquiétez pas, ça va revenir. Je vais essayer de ne pas spoiler et me contenter d’un bilan d’impression global. J’ai vu le début des nouvelles saisons de cinq séries à succès américaines : Prison Break saison 4, Heroes saison 3, Dexter saison 3, Californication saison 2 et How I met your mother saison 4. Que du populaire donc, pas le petit truc qui craque et qu’on se regarde en spectateur privilégié le soir seul dans sa chambre en se disant comme c’est dommage que personne ne connaisse cette série géniale ! Non, du classique, de l’efficace, du bien fait et bien sur du génial. Parce que parmi ces cinq produits reconnus, ceux qui devaient décevoir sont décevants, ceux dont on attendait beaucoup donnent encore plus, ceux qui nous ont jamais déçu continus a ne pas nous décevoir. Bon je ne vais pas faire durer le suspense des évidences, c’est partie !

On attendait plus rien de Prison Break et on avait raison ! La seule chose qui persiste dans cette série, c’est le plaisir coupable de se détendre devant un truc regardable en checkant ses mails, avec suffisamment de rebondissements et d’action pour nous réveiller de temps à autres, même si on sait qu’on aura oublié ce qu’on vient de mater cinq minutes plus tard. Les personnages sont devenus au fil des saisons tellement invraisemblables et incohérents, voir inconsistants ou mièvres, qu’on se demande encore ce qu’on leur trouve. Certains recours scénaristiques sont tellement tirés par les lèvres qu’on est poli de ne pas bailler. Bref pas de prison cette année, cette année c’est l’année de tous les possibles, c’est l’année où on lorgne du côté de mission impossible. Alors oui il y a un nouveau méchant il est noir et il est très vilain bouh ! Oui certains personnages qui étaient devenus des sous fifres de seconde zone la saison précédente reprennent un peu du poil de la bête, oui oui certes, mais bon, pas de quoi s’affoler non plus, enfin voilà quoi ça se regarde mais si vous avez mieux à faire, ne vous privez pas !

Hahaha Heroes saison 3, hahaha ! Ah ça c’est sur, ils s’étaient pris une telle déculotté d’audience l’année dernière avec leur pensum chiant et mou que cette année les scénaristes ont mis le paquet. Et que ça pète dans tous les sens et que ça voyage dans le temps et que les gentils sont méchants et que ça zape d’un pays à une époque, d’un perso à l’autre en trente seconde et que c’est incompréhensible et plein d’incohésions dans la structure narrative mais on ne s’inquiète pas parce que d’ici une poignée d’épisodes il y en aura un qui pètera encore plus et qui reliera tous les fils entre eux ! Bref, je ne sais pas comment les cerveaux préparés au coca cola vont réussir à digérer cette masse d’information à deux cent à l’heure dans les rétines. Mais bon pourquoi pas. En gros Heroes c’est la même routine pour le spectateur et pour les scénaristes. Les personnages qu’ils en ont marre d’écrire nous emmerdes autant qu’eux. Heureusement grâce à la grande loterie de la caméra, d’un plan à l’autre on peut avoir la chance de voir évoluer un personnage qui nous intéresse ! Mais il y a tellement de personnages, c’est un tel fourre tout, qu’il va finir par arriver un moment ou plus aucun personnage ne va nous intéresser.

Dexter. Bin c’est Dexter. Dexter c’est en ce qui me concerne la plus belle série de ses dernières années et vu comme la saison 3 est partie, ce n’est pas encore cette année que ça va changer. Forcément ça met toujours un petit moment à s’installer, mais les personnages sont tellement forts, Michael C Hall est tellement incroyable et les autres comédiens aussi, qu’il n’y a rien à faire, c’est génial. C’est Dexter quoi ! Je n’ai vu que deux épisodes, pas encore de quoi vraiment se faire une idée précise, mais ça s’annonce très très très bien.

On s’est tous posé la question à la fin de la saison 1 de Californication, vu comment ça se termine, de comment ils allaient faire pour se renouveler. Bin ne vous posez plus de question, les créateurs de Californication sont très forts ! Bien sur, la série repose sur la performance complètement déjanté de David Duchovny, mais quel délice. J’étais content de le retrouver ce bon vieux Hank Moody, ça commence très fort, là aussi je n’ai vu que deux épisodes, mais je suis confiant, ça drop le iench, ouais trop ! Californication saison 2, ça casse la gueule !

Bon et mon chouchou pour finir, le démarrage de la saison 4 de How I met your mother est tout simplement incroyablement drôle. Le deuxième épisode instantanément culte de chez culte, un monument d’hilarité non stop, un Marshall show comme on les aime. Il est sur qu’avec le temps, comme pour Friends (faudrait d’ailleurs arrêter de les comparer systématiquement à Friends, ils méritent amplement leur autonomie) l’attachement aux personnages depuis plusieurs saisons y est pour beaucoup, c’est comme de retrouver des amis. Et puis Barney ! Ah Barney, l’immense Neil Patrick Harris, il a réussi à me faire pleurer ! Oui Barney, celui qui fait plus pleurer de rire qu’autre chose est en train de jouer avec mes émotions !!! Dingue !

Bon voilà, c’était juste comme ça pour papoter un peu, frapper mon clavier du bout des doigts, certes pas de la prose de la plus haute importance, pas de drame, pas de vie, mais j’aime bien aussi dés fois parler platement de ces petites sucreries télévisuelles dont je suis tellement friand.

Allez à un de ces quatre !

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Mardi 24 juin 2008
Alerté par l’excellent blog du monde.fr « le monde des séries » je me suis procuré illico presto le préair (pilote en preview) de « True blood » la nouvelle série d’Alan Ball, créateur de l’indispensable « Six feet Under ». Voilà bientôt plus de deux ans que je guettais la moindre image de ce show dont j’attendais évidemment beaucoup, sans doute trop. Je suis sorti de la vision de ce pilote un rien décontenancé pour ne pas dire profondément déçu par ce que j’ai vu. C’est drôle parce qu’il y a une semaine, pour ne pas laisser mon ami C seul fasse à la tristesse profonde qui allait bientôt le submerger, j’ai re regardé avec lui le final de « Six feet Under ». J’ai du retenir un peu mes larmes pour faire bonne figure, mais bon ni lui ni moi ne faisions les malins. Il y a à peine 10 minute, sur le site « le monde des séries », je suis  tombé sur un article intitulé « cinq vidéos inoubliables » qui commence par « Peut-être la plus belle* » ce fameux final de « Six feet under » et… A peine Claire démarrait la voiture, à peine la musique commençait, à peine la silhouette de Nate apparaissait dans le rétro viseur que je fondais en larme. Alan Ball a marqué l’histoire de la télévision à jamais avec cette fin unique et sublime et personne ne viendra me contredire à ce sujet (enfin bon dans ce monde de noobz il faut se méfier quand même !). Forcément quand on a placé la barre si haut, ce n’est pas facile de se dépasser.

Lorsque j’ai appris il y a deux ou trois ans qu’Alan Ball avait pour projet d’adapter une série de roman de gare qui parlent de vampires, je me suis aussitôt procuré le premier livre. Mon libraire m’a regardé d’un œil inquisiteur quand je lui ai commandé cet ouvrage de la collection « Amour Mystère » de « J’ai lu » ! La chose s’appelle en français « la communauté du sud », le premier tome est sobrement intitulé « Quand le danger rôde », tout un programme ! L’auteur se prénomme Charlaine Harris et le quatrième de couverture annonce la couleur : « Moi, Sookie Stackhouse, j’ai un faible pour les vampires. Et à la Nouvelle-Orléans, ce n’est pas ça qui manque. Le mien a débarqué dans le bar où je travaille un samedi soir. Comme j’ai la faculté de lire dans les pensées d’autrui, j’ai vite compris qu’il avait de gros ennuis : des chasseurs de vampires lui tendaient un traquenard (…) » Houlalala embrouille ratatouille dans le bayou ! Les plus incultes d’entre vous me narguerons en disant : « bin c’est pas plus con que Buffy ce truc ! » mais la seule comparaison possible avec l’éternelle et magnifique Buffy est la présence de vampires, point. Donc j’ai commencé à lire cette chose et il faut bien admettre que c’est illisible. Je n’ai pas insisté et ça moisi sur mon étagère depuis. Confiant, je me suis dit qu’Alan Ball allait tirer cette bouillie ignoble vers le haut sans trop de problème. Je ne dis pas qu’il n’y arrivera pas, mais pour l’instant, ce que j’ai vu, n’est pas plus encourageant que ce que j’ai lu !

Il ya tout de même un bon point de départ dans les romans et dans la série, un renversement des codes du vampire. Ici les vampires, grâce au « True Blood », un sang synthétique, se sont inséré dans la société et vivent quasi normalement parmi les hommes. Seulement, le sang de vampire est devenue une denrée très recherchée, une sorte de drogue très prisée dans les milieu underground et de chasseur, le vampire devient chassé, ironie du sort, pour son sang. C’est un bon point de départ, mais pour l’instant ce  n’est qu’un prétexte narratif comme un autre, l’action du pilote se focalisant essentiellement sur la mise en place des personnages, mise en place qui paraît pour le moment fort maladroite. C’est donc l’histoire de Sookie Stackhouse, serveuse télépathe tête à claques dans un bouge de la Nouvelle-Orléans, la mention « tête à claques » tiens surtout à l’interprétation tout en nuance (pardonnez l’ironie !) d’Anna Paquin. Qu’est-ce qu’Alan Ball à apporté à ce que j’ai péniblement supporté sur le papier ? Un casting de comédiens qui brillent par leur totale absence de charisme avec option « sur-jeu » en prime et des scènes de cul à gogo… Mouais, un cocktail de cul et de mort c’est ça la marque Alan Ball ? C’est moite la Nouvelle-Orléan et les hommes et les vampires ont tous la braguette facile ça on le capte bien, l’ambiance ploucs transpirants au bord des marécages est très réussi !

Maintenant, ce n’est qu’un pilote, peut-être qu’il faut attendre quelques épisodes pour se faire réellement une idée et il est certain que le nom d’Alan Ball est synonyme d’impatience, alors forcément, avec l’impatience pointe souvent la déception. J’ai envie de dire, attendons la diffusion (prévu pour octobre sur HBO) pour se faire une idée moins biaisé de cette nouvelle série. J’ai envie de dire ça, mais malgré tout, j’ai très peur et mon excitation est légèrement redescendue. Je sais c’est vilain d’accueillir si froidement la nouvelle création de l’auteur qui m’aura le plus ébloui télévisuellement ces dernières années, c’est très vilain et j’espère que l’avenir me donnera tort. Je le souhaite sincèrement.

B+

* J'ai mis en lien le blog du monde, mais ne regardez surtout pas la vidéo du final de "Six feet under" si vous n'avez pas fini ou encore vu l'intégralité de la série, se serait un crime !
Par B+
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Lundi 23 juin 2008
Oui bin oui, j’ai trainouillé pour vous pondre la fin de ma critique sérielle de l’année écoulée, ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais en ce moment allez comprendre pourquoi, j’ai énormément de boulot et quand je suis enfin chez moi, mes neurones ont du mal à s’organiser pour taper des phrases, alors qu’ils arrivent très bien à allumer la console de jeu ou le lecteur de dvd… Curieux non ? Mais au prix d’un effort incommensurable, je me décide à vous livrer mes derniers tests télévisuels. Bon allez hop, je vous donne tout ça plus ou moins dans le désordre en essayant au passage de vous éclairer un tantinet sur le contenu de la chose, mais dans la joie !

Attention on commence avec du lourd ! De l’ultra lourd même ! Houlalala que c’est lourd dis donc ! Non mais vous allez voir, tout est dans le titre :

Terminator : The Sarah Connors Chronicles.

C’est dans ces moments là qu’on regrette qu’en 1984 la ville de Los Angeles ait eu plusieurs Sarah Connors sur son bottin, parce que Schwarzy aurait butté la bonne du premier coup, on aurait évité ça. Bon du coup on aurait pas eu droit à "T2" et ça c’est vrai que ça aurait été dommage, toutefois, sans "T2" on aurait pas eu "T3 " et ça, ça aurait été moins grave et cerise sur le gâteau on aurait pu s’épargner la série interstice entre "T2 "et "T3" : "The Sarah Connors Chronicles" ! Bon mais puisque personne ne veut se donner la peine d’envoyer un robot tueur dans le temps assassiner James Cameron, parce que tout bien réfléchit, tout est de sa faute, bin on va se cogner une deuxième saison de cette bouse télévisuelle sans nom. Je vous le dit tout de suite, vu le courage qu’il m’a fallut pour ingurgité cette purée nauséabonde jusqu’à la fin de la saison 1, pour la 2, faudra pas compter sur moi. Maso ? Non, pervers ! Oui il y a au moins une chose à sauver dans cette série, que tout fan inconditionnel de Joss Whedon ne peut pas nier, la présence de Summer Glau au générique dans le rôle du cyborg (cyborg qui s’appelle Cameron… Mmm étrange !) chargé de protéger le jeune John Connors. Summer Glau pour mémoire, jouait le rôle de l’étrange River Tam dans « Firefly » la sublime série
de Joss Whedon injustement avorté par la Fox . Mais les connexions avec Joss s’arrête là. "The Sarah Connors Chronicles", c’est mou, c’est nul, on s’en fout, c’est plein d’incohérence avec les films d’origines, ça se passe de nos jours par la grâce d’un saut dans le temps injustifié, c’est… Haaaaa j’arrête de parler de cette daube aberrante et sans intérêt ! Voilà point.

Private practice.

Il y avait tout de même une chose qui me plaisait dans Grey’s Anatomy, le docteur Addison Montgomery-Sheperd interprété par la sublime Kate Walsh (Aaaaahhhhh… Kate !). Forcément l’annonce d’un spin off de Grey’s Anatomy sonnait pour moi le glas de la série mère, car sans Addison, l’hôpital de Seattle n’est plus du tout le même, vraiment plus le même… crrrrrr égorger Méredith Grey…xttttxxxxcrrrzzzz… Lui exploser la tronche… La défigurer à coup de ponceuse électrique… Pardon. Tristement, Addison sans Méredith, sans Derek, sans Mark, Izzie, Alex, Cristina etc… Bin ça le fait pas non plus. On se contrefiche de cette histoire de clinique privée en Californie et des histoires de cul qui vont avec, je m’en suis tellement contrefichu d’ailleurs que j’ai arrêté au bout de trois épisodes… Mince ! Si ça se trouve ça devient génial au quatrième épisode ! Miséricorde, malheur, malédiction… Bah tant pis.

Flight of the conchords.

Là j’adore, je suis fan, tellement fan que j’ai acheté le disque, c’est tellement bon.
«Flight of the conchords» est une série atypique qu’il serait difficile de décrire, le plus simple est de taper « Flight of the conchords » sur Youtube et de vous faire une idée par vous même. Vous tomberez forcément sur une des nombreuses chansons décalées de Bret et Jemaine, une de ces innombrables chansons qui rythme les épisodes de ces deux anti héros du quotidien. En gros «Flight of the conchords» est un groupe de musique de Nouvelle Zélande composé de Bret McKenzie et Jemaine Clement deux gros loosers à la petite semaine, la série raconte leur vie de musiciens sans le sou fraîchement débarqué au USA. Honnêtement, c'est parfois inégal, certains épisodes sont nettement moins bons, mais considérant l’ensemble, je suis ultra fan de la mort qui tue sa mère dans le gouffre de l’infini sidéral de l’enfer ! Oui madame !

Californication.

Bon cette série à fait un gros buzz, je pense que tous ceux qui s’intéressent aux séries américaines l’ont déjà vu et ça ne sert à rien que j’essaie de vous la vendre, vous êtes comme moi, vous attendez la saison deux avec impatience. On a lu partout à quel point David Duchovny était génial dans le rôle d’un écrivain cynique et alcoolique qui baise tout ce qui bouge, et c’est vrai, il l’est. On a lu partout que l’image de Fox Mulder était en train de se décoller de sa peau au profit de celle de Hank Moody, et c’est vrai, sauf que ce noob revient cet été dans « X-Files 2, le film de la suite du film et de la série qui a plus de dix ans ! » allez comprendre ! La saison 2 de Californication a intérêt à être à la hauteur, sinon il est reparti pour 10 ans de Fox Mulder sur l’épiderme ! Mais bon Fox Moody c’est bien aussi, le jour il traque les adolescentes délurées et la nuit les aliens en petite culotte en se torchant au whisky cooool. Bref, nous on veut pas Ducho.v.n.i, on veut Bukovny !

Breaking Bad.

Voilà, j’ai gardé le meilleur pour la fin. Sept épisodes seulement, une toute petite première saison pour une grande série en devenir. Walter White est prof de chimie dans un lycée minable, le soir il fait des heures dans un « Wash and go » pour arrondir les fins de mois, sa femme est enceinte et son fils aîné est handicapé. Jusqu’ici tout va bien, c’est pas l’extase c’est sur, mais ça va, la famille est aimante et soudé. Le jour de ses 50 ans il apprend qu’il a un cancer des poumons et qu’il lui reste tout juste un ou deux ans à vivre dans le meilleur des cas. Dés lors il commence à débloquer grave et n’a plus qu’une idée en tête, se faire le maximum de tune pour mettre sa famille à l’abris du besoin après sa mort. Du coup, vu ses talents de chimistes il décide, aidé par un ancien élève dealer à la petite semaine, de fabriquer du crack ! Bien sûr, les ennuis commencent… C’est une excellente série, un tantinet glauque je vous l’accorde, certaine scène sont à la limite du soutenable pour un show télé, mais c’est du grand art. Bryan Cranston qui joue le rôle de Walter est tout simplement extraordinaire, la réalisation et les dialogues sont au diapason, c’est ma série de l’année, je ne vous en dit pas plus, c’est a voir absolument.


Ouf ! C’est finit ! Putain de bilan sériel que je pensais écrire en un seul article, naïf que j’étais ! Trois plombes plus tard, j’espère vous avoir apporté un soutien psychologique sans faille pour apaiser votre soif télévisuelle pathologique, pour ceux qui auraient besoin de soins intensifs, je reçois sur rendez-vous à mon cabinet !

Allez les noobz, je vous laisse, je vais me bouffer un petit DVD.


B+
Par B+
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Vendredi 6 juin 2008
Chose promise chose due, voici la suite de mes impressions sérielles de l’année écoulée, où nous nous intéresseront exclusivement aux nouveautés de la saison 2007-2008. Il va de soit que je n’ai pas vu un quart du tiers de tout ce que les chaînes américaines ont pu proposer, mais je crois que ça va aller pour cette année hein ! Bon allez hop, je vous donne tout ça plus ou moins dans le désordre en essayant au passage de vous éclairer un tantinet sur le contenu de la chose.

Dirty sexy money.

Bon… J’ai commencé à regarder cette série pour une seule raison, la présence de Peter Krause au générique. Oui Peter Krause le Nate de “Six feet under” ! C’était d’autant plus alléchant sur le papier qu’il donne la réplique à l’immense Donald Sutherland. De quoi ça parle ? Bin d’une famille ultra richissime genre la famille Hilton avec ses problèmes de famille hyper riche avec des gosses irresponsables qui n’ont aucun sens de la valeur des choses et qui passent plus de temps en une de la presse people qu’à faire un vrai travail mais que quand même se serait moral que des fois ils fassent semblant de savoir comment ça se gagne l’argent un peu comme les pauvres, mais ils ne connaissent pas de pauvres qui gagnent moins de 10000 dollars par mois alors c’est pas facile. Mais heureusement ! Halleluia ! Peter Krause devient leur avocat, mais bon au début il voulait pas parce que son père était leur avocat et qu’il a passé son enfance à ne jamais voire son papa (hou c’est triste !) et qu’il s’était juré de ne jamais travailler pour eux (les gens qui sont hyper riches), mais finalement il accepte parce que son papa qu’il a pas beaucoup vu dans sa vie (ça va vous suivez ?), bin il meurt dans des circonstances terribles qu’en fait il se pourrait bien qu’elles soient douteuses (damned !), du coup il va pouvoir enquêter. Donc il devient leur avocat et il fait des trucs d’avocats pour riches genre organiser des grosses méga teufs sur le pont de Brooklyn ! Ouééééé trop bien ! Bref c’est bien naze, c’est mou et on se fiche bien de leur problèmes, mais alors complètement. Nate reviiiiiiiiiens !!!!!!

Damage.

Continuons dans les avocateries. Glenn Close est une méchante avocate manipulatrice et machiavélique, gniark gniark gniark et elle veut un manteau en peau de dal… heu pardon… Glenn Close elle est avocate mais elle est surtout méchante et manipulatrice et machiavélique mais elle cache trop bien son jeu, dès fois on pourrait presque croire qu’elle est trop sympa la Glenn Close alors qu’en fait non, elle est méchante, manipulatrice, machiavélique et avocate. Elle est sur une grosse affaire, elle veut faire tomber un vilain patron qui a volé ses employés, parce qu’elle a beau être méchante, manipulatrice et machiavélique, elle est avocate quand même et elle est du côté des gentils ! En face d’elle nous retrouvons une jeune avocate idéaliste, naïve, fleur bleu et tout et tout et la série va être le terrain de leur long (très long, longuet, peut être même infini allez savoir pour combien de saisons on va en bouffer) affrontement. C’est un peu comme “Le diable s’habille en Prada” avec Glenn Close déguisé en Meryl Streep et machine (je sais plus comment elle s’appelle et j’ai la flemme de chercher sur internet) déguisé en Anne Hathaway, (franchement la directrice de casting devait l’avoir surligné dans son cahier des charges tellement c’est flagrant) mais avec du sang et des morts. Houbé ! Honnêtement, c’est pas trop mal, très convenu, mais ça se laisse regarder et on s’en échappe difficilement avant le dénouement du fait des sempiternels cliffhanger de fin d’épisodes. Si vous avez trouvé que “Le diable s’habille en Prada” manquait de cadavres et d'avocats, cette série est faite pour vous !

Reaper.

A propos de diable, voici l’histoire de Sam qui, le jour de ses 22 ans, apprends que ses parents ont vendu son âme au diable avant sa naissance. Sam se retrouve malgré lui chasseur de prime pour le diable. Muni d’un conteneur à âme (qui peut être un grille pain ou une balle de tennis par exemple) Sam, flanqué de ses deux nerds d’amis traque les démons échappés des enfers. Bien sur pour corser un peu, Sam est amoureux de la charmante Andie à qui il a bien du mal à déclarer sa flamme. Raconté comme ça, ça à l’air nul, mais moi j’adore ! C’est souvent drôle, c’est souvent con, c’est du pure divertissement, mais une dynamique mythologique se met en place au fil des épisodes rendant le tout fort sympathique. C’est pas un chef d’oeuvre, mais c’est une bonne sucrerie dans la catégorie détente. Vous avez vu ça, quand je n'écrits pas pour démonter le truc, j'ai tout de suite plus de mal à convaincre que c'est bien, dingue !

Chuck.

Dans le même genre que Reaper, le héros Chuck, est un nerd ou un geek (je m’y perd) bref un mec qui passe sa vie dans les ordinateurs et qui d’ailleurs la gagne en les réparants. Comme dans Reaper, Chuck bosse dans un grand magasin (oui Sam bosse dans un grand magasin je ne vous l’avais pas précisé) et son meilleur ami est un bon gros looser sympatique comme on les aimes (comme sam, sauf que lui il est plus fort parce qu’il à deux amis loosers !). Par une astuce scénaristique hors du commun dont je vous laisse la surprise, Chuck se retrouve avec l’intégralités des informations de la NSA et de la CIA dans son cerveau ! Bin oui mais bon fallait bien un pitch ! Il se retrouve donc sous la protection d’un gros bourrin de la NSA et d’une blondasse sur-bonne de la CIA dont il tombe instantanément amoureux et moi aussi ! C’est divertissant, drôle par moment, mais en dehors du plaisir pervers de regarder des espionnes sexy se balancer des mandales en levant les jambes très haut, ça tourne vite en rond. Contrairement à Reaper l’histoire n’évolue pas beaucoup au fil de la saison et on a vite l’impression de voire tout le temps le même shéma. Voilà ça a le charme d'un  bonne série des années quatre-vingts genre Mac Gyver ou Code Quantum ou on pouvait zapper dix épisodes sans perdre le fil. Mais personnellement je préfère les séries feuilletonantes. Chacun ses goûts.

Pushing daisies.

Impossible de vous raconter le pitch sans passer pour un fou ! Bon j’essaie. C’est l’histoire de Ned qui a le pouvoir de ressusciter les morts en les touchants. Seulement, s’il touche le mort qu’il vient de ressusciter une seconde fois, il le re tue définitivement. C’est pas fini ! S’il laisse le mort ressuscité vivre plus d’une minute, quelqu’un d’autre à proximité meurt à sa place ! C’est pas facile à porter comme don hein ! Du coup Ned est pâtissier ! Oui, logique ! Il peut transformer une fraise pourrit en super fraise rien qu’en la touchant et faire une méga tarte aux fraises, (faut juste qu’il n’en mange pas lui parce que dans sa bouche ça aurait un goût de tarte au fraises pourris) par contre à chaque fois qu’il ressuscite une fraise c’est potentiellement une banane qui meurt et c’est pas sympa. En plus d’être un strawberry re-animator et un bananas killer, Ned se sert de son don pour résoudre des énigmes criminelles pour un détective privé, et oui, pratique, il n’a qu’à demander au maccabé qui l’a occis. Tout est pour le mieux (si on fait l’impasse sur cet horrible génocide de banane que la production passe sous silence) jusqu’au jour ou le cadavre à interroger est son amour d’enfance. Du coup il ne la retouche pas et ne la re-tue pas et ils s’aiment comme des fous sans pouvoir se toucher, youpi ! Une vraie publicité pour Platon ! Tout ça nous est raconté en voix off dans un décorum quelque part entre Tim Burton et Amélie Poulain. On aime ou on aime pas, mais moi je sais toujours pas si j’aime ou pas, je sais que je n'avais jamais envie d’y retourner, mais une fois que j’y étais, je m’y sentais bien, allez comprendre. Une chose est sur, cette série ne ressemble à aucune autre mais est-ce vraiment un bon argument ?

Bon allez, je commence à en avoir marre d'écrire cet article et vous de le lire donc hop j’arrête là pour aujourd’hui et donc, il y aura une troisième partie ! Ouééééééé ! Vous êtes contents hein ! Dites le que vous êtes contents ! Parce qu’il me reste encore des séries à chroniquer et ça va chroniquer sec moi j’vous l’dit !

Allez à plus dans l’bus !


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Dimanche 1 juin 2008
Bon ça y est la saison est fini et je viens de voir les derniers épisodes de la dernière série américaine que je suivais cette année. Nous entrons tristement dans le trimestre noir, le trimestre sans série, le trimestre où il va falloir faire autre chose que de squatter son écran ! Putain vivement septembre, qu’est-ce que je vais devenir ? Bah je vais tester des nouveaux trucs, on ne sait jamais, je suis peut être passé à côté de quelque chose d’indispensable à ma culture. Je vais regarder des séries françaises… Non je rigole ! En revanche, la belle surprise de “Skins” dont je parlais un article plus bas, me conforte dans l’envie d’aller regarder de plus près les séries anglaises. Bref, on verra bien, au pire j’irais au cinéma rentabiliser ma carte vampire (la carte UGC/MK2, celle qui suce le sang des petites salles mais fait briller les yeux du consommateur de bonheur !) ou allez, soyons fou, j’irais me promener dans Paris et boire des perrier aux terrasses des cafés avec un bon bouquin. Toutefois, je ne résiste pas au plaisir de vous faire mon petit bilan personnel de cette année sérielle. Je suis loin d’avoir tout vu, oui il faut dire que j’ai passé une partie de mon année le nez dans un mmorpg (jeu de rôle en ligne massivement multijoueur pour ceux qui suivent pas au fond de la classe !), ce qui a ralenti ma consommation de série, mais depuis j’ai décroché et j’ai fais quelques séances de rattrapages. Bon allez hop, je vous donne tout ça plus ou moins dans le désordre.

Heroes, saison 2.

La première saison m’avait emballé au plus haut point, comme beaucoup de monde. C’était presque devenu exaspérant de ne pas pouvoir garder cette série pour soit tellement elle a été sur médiatisé. Parce que quand même c’est de la bonne grosse série pour geek, ça fleure bon le vieux comics d’antan et même que ouais, Stan Lee himself a fait une apparition dans un épisode ! Qu’est-ce que c’est que cette audience indécente qui a transformé “Heroes” en show interplanétaire, en “must see” absolu, érigé automatiquement au rang de série culte, a intercaler sur l’étagère entre Twin Peaks et X-Files ? C’est insupportable ! Bin mon enthousiasme est vite retombé tellement je me suis ennuyé à la vision des premiers épisodes de cette saison 2. Franchement, s’il n’y avait pas eu la grève des scénaristes et si la saison n’avait pas été obligé de  se resserrer sur 11 épisodes au lieu de 22 ou 24, je pense que j’aurais quitté le train en route. Effectivement, les derniers épisodes accélèrent le tempo, mais outre la grève, l’audience commençait à chuter grave et l’audience si on veut survivre, il faut vite la relancer ! Je garde espoir pour la suite, le cap de la deuxième saison étant souvent une étape difficile dans la vie d’une série.

Prison Break, saison 3.

Bon, là c’est un plaisir coupable et je n’ai pas le droit de me plaindre, la fin de la deuxième saison m’avait déjà annoncé que ça allait être laborieux. J’y suis retourné de mon plein grès, en parfaite possession de mes moyens. Il n’y a pas grand chose à dire, c’est tiré par les cheveux, ça ne sait pas où ça va, sûrement nulle part, c’est con, mais qu’est-ce que c’est bon ! Comme pour "Heroes", la grève à écourté la série et heureusement, parce qu’au bout d’un moment, les cliffhanger qui vous envois valdinguer sans passer par la case départ et sans toucher 20000 francs (non mais ouais, je suis extrême dans beaucoup de domaines, mais pas au point de me racheter un monopoly pour passer à l’euros !), ça épuise un peu le plus forcené des forcenés. Bon enfin voilà, c’est divertissant, ça se regarde en posant son cerveau, c’est parfait, que demande le peuple ?!

Lost, saison 4.

Encore un plaisir coupable ! Franchement, qui n’a pas crié au chef d’oeuvre en voyant la première saison de Lost ? Il faut admettre qu’en terme d’univers, la série amenait un ton nouveau et des personnages assez fort et le principe de narration en flash back, bien que systématique permettait un développement psychologique intéressant. Malheureusement, les scénaristes ne semblaient pas en savoir plus que nous sur les mystères entourant l’île et la calamiteuse saison 2 à perdu des millions de téléspectateurs en route. Malgré tous les défauts, je suis resté attaché à cette série pour son ambiance très particulière (les musiques de l’immense Michael Giacchino, compositeur entre autre de Brad Bird, y font pour beaucoup) et avouons-le, le plaisir de se laisser perdre dans ce labyrinthe infini. Honnêtement, une bonne saison 4, qui semble en dire un peu plus, répond à pas mal de questions  et s’offre le luxe de nous amener en fin de saison exactement au même point qu’à la fin de la saison précédente ! Si c’est pas pervers ça !

Grey’s anatomy, saison 4.

Gnnnnnnnnnnnnn… étrangler Meredith Grey… Gnnnnnnnnnnnn… égorger Meredith Grey… Gnnnnn… Faire bouillir ses os dans du formol… Gnnnnnnnnnnn… Plus voire sa sale gueule… Nooooon… Plus voire sa tronche… j’en peux plus… Gnnnnnnnn… Je me met à genoux… Je supplie les scénaristes… Faites la crever que Derek Sheperd puisse se trouver une nana moins chiante, moins exaspérante, moins conne, moins moche, moins gnnnnnnnnnn… La découper en morceaux… Gnnnnnn… Crever Meredith Grey… Oui… Gnnnnnnn… Et surtout ne pas l’amener en salle de réanimation… Non… Ne pas ranimer Meredith Grey… Pitié ! Qu’elle crève pour de bon cette fois !

How I met you’re mother, saison 3.

Il n’y a rien à dire, c’est de plus en plus drôle, ça ne sera jamais “Friends” mais est-ce vraiment comparable à “Friends” ? Cette série est en train d’amener sur un plateau en or le statut de star inter sidéral à Neil Patrick Harris qui est de plus en plus “legendary” ! Le plaisir pour les fans de Buffy (dont je fais parti dans la catégorie hardcore fan suprême) de retrouver Alyson Hannigan dans le rôle de Lily contribue à rendre ce sitcom indispensable. En gros j’adore, je ne suis pas objectif, ça me fait hurler de rire, c’est énorme, c’est parfait, vivement la saison 4 !

Dexter, saison 2.

En dehors du fait que Michael C Hall est un des plus grand comédien du monde et qu’il était malgré tout difficile de l’imaginer dans un tel contre emploie après 5 saisons dans la peau de David Fisher dans l’irremplaçable “Six feet under”, en dehors de son interprétation incroyable, pardon son incarnation extraordinaire de Dexter Morgan, médecin légiste le jour, serial killer la  nuit, il faut le clamer haut et fort, les scénaristes se sont vraiment déchirés le cul (pardonnez-moi l’expression) pour cette deuxième saison. Je suis accroc à Dexter pour des milliers de raisons que je ne pourrais exprimer ici sans m’étaler sur des millions de pages. Mais avant de vous imposer des kilomètres de prose sur Dexter, il faudrait que je commence à rédiger une encyclopédie sur “Six feet under”, donc on va attendre un peu ! En gros cette saison 2 est, de mon point de vue, meilleure que la première et pourtant, la barre était placée haute. Dexter revient fin septembre pour une saison 3, et ça c’est une excellente nouvelle.

Mon dieu que je suis bavard !

Bon c’est fini pour les suites de saison, je vous mettrais le bilan de mes découvertes sérielles de l’année d’ici quelques jours.

À très vite.


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Vendredi 30 mai 2008
C’est une boulimie. Arrivé au stade où ce que j’ingurgite ne peux pas être qualifié dans son ensemble de gastronomie, ou ce que j’avale ressemble trop souvent à du mauvais fast food, on peut effectivement commencer à parler de boulimie. D’autant plus qu’il m’arrive, au summum du masochisme, de me forcer à finir la plus insipide des assiettes tout en sifflant entre mes dents :” c’est de la merde, c’est de la merde, c’est de la merde !” Je sais que c’est pathétique mais je ne peux pas faire autrement. Avant d’admettre que je suis en présence de bouse prédigéré, il faut que j’en reprenne plusieurs fois pour être bien sur, parfois à pleine louche, jusqu’à cinq assiettes d’affilées sans broncher. Avant de ressentir la chose comme une torture j’ai la mauvaise fois de penser que toute nourriture est bonne du moment qu’elle me nourrit. Mais l’auto conviction cède très vite le pas à l’indigestion et certains plats sont à la limite de l’intoxication alimentaire. C’est comme ça que je me suis avalé presque d’une traite les 4 saisons de Grey’s anatomy. Au début je regardais les épisodes avec une vrai délectations, avec un plaisir de midinette je savourais les amourettes sucrées salées des internes de l’hôpital de Seattle. Arrivée à la deuxième saison je ne supportais plus Meredith Grey, ce qui est dommage étant donné que c’est l’héroïne qui donne son nom à la série. Arrivée à la troisième saison j’avais envie d’attacher Meredith Grey à un poteau et de la couvrir de gifle pendant au moins deux siècles tellement je ne pouvais plus supporter sa crise d’adolescence tardive ! Je ne sais pas comment j’ai fais mais j’ai quand même regardé la saison 4 jusqu’au bout et pire que tout, je me demande si l’année prochaine je ne vais pas continuer à me faire du mal pour voir jusqu’à quel point je peux encore haïr Meredith Grey ! Je sais c’est nul, mais ça m’a pris pendant la grève des scénaristes, mon supermarché ne pouvant plus m’approvisionner en “Reaper”, en “How I met you’re mother”, ou en “Lost” j’ai du prendre des substitues de repas et je me suis fait une indigestion de Grey’s anatomy.

Heureusement, cette semaine je me suis régalé, j’ai enfin découvert un plat à la hauteur de mes attentes gustatives. J’ai découvert “Skins” une série anglaise racontant la vie de onze adolescents au collège sur un ton très éloigné du traditionnel teen movie consensuel. La série est inégale, mais les personnages sont forts et l’interprétation remarquable. Ce genre de série ne plaira pas à tout le monde sur le fond, mais la forme est remarquable. Le principe qui consiste à découper les épisodes par personnage n’est pas à proprement parlé innovant, mais il offre des possibilités incroyables en terme de narration. Surtout, là où nous sommes habitués avec les séries américaines à des finals sadiques, dans ”Skins” l’usage des
cliffhanger est très différent. Le principe d’apothéose est le même, la tension monte au fil de l’épisode mais le plan de cut avant le générique laisse le champs libre à notre imagination, au lieu de nous rendre hystérique de ne pas pouvoir voir la suite. D’autant que l’épidode suivant ne résoud jamais le cliffhanger directement, mais l’amène subtilement en arrière plan d’un détour de caméra alors que notre attention est porté sur l’action principale. Bon raconté comme ça, c’est un peu technique, mais c'est une belle série. Voilà, je vous conseil “Skins”, c’est intelligent, un peu trash, très bien écrit, bien réalisé et les comédiens sont au diapason. Mais…

Mais ce que je cherche est au delà. Ce serait effectivement du domaine de la gastronomie si on devait comparer. Ce que je cherche n’a rien à voir avec la première fois ou Buffy fait l’amour avec Angel, cet unique instant de bonheur où il se transforme de pathétique romantique niais en monstre sadique assoiffé de sang et que Joss Whedon assoit les bases d’une mythologie passionnante malheureusement dénigré par beaucoup, enfin surtout dénigré par ceux qui ont à peine jeté un oeil dessus et ont pris au sérieux le second degré de cette magnifique série qui décrit si bien le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Non, je peux comprendre que mon engouement pour Buffy soit raillé en tout point, ce n’est pas bien grave, je continuerais à défendre Joss Whedon comme un des plus grands créateurs de l’audio visuel du moment et j’espère que son futur bébé “Dollhouse” mettra tout le monde d’accord. Non, rien à voire avec Buffy. Ce que je cherche à retrouver c’est cet instant. Cet instant à la fin de l'épisode 9 de la dernière saison de “Six feet under”. L’épisode “ecotone” de la saison 5 de “Six feet under”. Cet instant à la toute fin de l'épisode. David est habillé en surfeur et il fume un joint avec Nate en rigolant dans un camping car. Je ne peux pas en dire plus pour ceux qui ont encore la chance de n’avoir jamais vu “Six feet under”, ceux qui auront la chance de découvrir ça bientôt. Mais quelques plans plus tard tout bascule et ceux qui l’ont vu savent de quoi je parle. Cet instant où tout bascule où j’ai eu la sensation en quittant l’épisode qu’ une part de ma vie venait d’être touchée. Trois épisodes plus loin j’ai tellement pleuré que je ne me souviens pas avoir autant pleuré ailleurs, autrement. Aucune série ne m’a jamais porté à un tel stade émotionnel. Merci Alan Ball pour “Six feet under”.

Alors je continue à tout goûter, je prends le temps de tout goûter en espérant un nouveau “Six feet under” , je sais que je devrais être plus vigilant et que je risque d’exploser à force de mal bouffe, mais je ne désespère pas de trouver le plat qui ravivera ce goût d’émotion au fond de mon palais.

Bon week-end.


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