Mon vrai travail.
Ce matin, je suis désolé, mais je ne vais pas avoir le temps d’écrire un nouvel article sur mon blog. Ce matin, la bloggouillesphère devra faire le deuil de ma prose bloggouillante, car non, je ne pourrais rien publier. Pourtant ce n’est ni les sujets de bloggouillerie, ni l’envie bloggouilleuse qui manque, j’ai la bloggouillite aigu en ce moment alors quoi qu’il arrive ça bloggouillera encore et encore, pas de soucis à ce sujet là. Tant que la fibre bloggouillarde vibrera je bloggouillerais gaiement. Car j’ai trouvé dans la bloggouillarderie un second souffle, comme un vent bloggouillourique qui soulèverai l’inspiration bloggouillatarotiquante au fond de mes glandes bloggouillitiques pour en remonter les sucs vers le bloggouillasme, la zone bloggouillarotastique de l’hémisphère gauche de la bloggouillose. Je vous jure que ça me bloggouillarise à fond les bloggouillons d’être bloggouillamment bloggouillorisé, assurément. Mais il y a des jours où la bloggouillasserie ne peut s’exprimer dans toute sa bloggouillissité, il y a des jours ou il faut savoir taire le bloggouillement bouillonant qui bloggouillit au fond de nous.
Car ce matin, je suis désolé, mais je dois travailler. Ceux qui me connaissent bien le savent, mais entre deux articles de blog, j’exerce la profession d’orthophoniste à mi temps. Précisément d’orthophoniste pour animaux. J’aide nos amis les animaux à corriger leurs petits problèmes d’expression orale ou écrite. Parfois je dois même complètement leur apprendre à parler, il arrive que certains animaux n’aient aucune notion de français, mais c’est tout de même relativement rare. Généralement on fait appel à moi pour ajuster un petit peu, les animaux ayant fâcheuse tendance à inventer des mots à partir d’un mot existant et de le décliner à l’infini au grès de leur imagination. Des fois c’est très complexe de retrouver la racine du mot d’origine tellement ils l’ont détourné de son sens premier. J’ai même eu un patient une fois qui s’était servi d’un mot anglais à la base, je vous raconte pas le temps qu’il a fallu pour le remettre dans le droit chemin de la langue. Enfin voilà, il faut bien que je gagne ma vie pour payer la connexion internet qui me permet de communiquer avec vous et donc ce matin, j’ai une urgence et je ne serais pas en mesure de rédiger un article pour mon blog.
Ce matin je dois apprendre à parler à un raton laveur. Il faut que demain matin au plus tard à 10h00 il puisse articuler de face, de trois quart et de profil un français parfait. En effet, ce raton laveur est acteur et il a une séance de shooting (série de photographies dans différentes pauses) demain matin pour un grand magazine français et il sera interviewé par Jean-Pierre Lavoignat dans la foulée. Son agent m’a appelé en urgence hier soir, vous savez ce que c’est , au début de leur carrière, tous les comédiens mentent un peu sur leur CV, et bien mon patient avait menti en affirmant qu’il maîtrisait parfaitement le français, à l’époque il ne pensait pas que sa carrière le pousserais à la pratique de cette langue. Bref, ça va être intense, parce qu’il va lui falloir une sacrée répartie en face de ce cerveau de Jean-Pierre Lavoignat !
Donc vous m’excuserez, mais là j’ai vraiment, mais alors vraiment pas le temps d’écrire ne serait-ce qu’une ligne. Puissiez-vous me pardonner un jour le silence pesant que je vous impose cruellement ce mardi matin, cette sensation d’abandon comme un goût amer qui va couler au fond de votre gorge, ce rompement d’habitude que je vous assène mortellement comme un coup fatal sur la nuque du quotidien, mais je suis hélas plume brisé et bouche cousu, contraint et forcé de me mettre immédiatement au travail.
A demain j’espère.
B+
Car ce matin, je suis désolé, mais je dois travailler. Ceux qui me connaissent bien le savent, mais entre deux articles de blog, j’exerce la profession d’orthophoniste à mi temps. Précisément d’orthophoniste pour animaux. J’aide nos amis les animaux à corriger leurs petits problèmes d’expression orale ou écrite. Parfois je dois même complètement leur apprendre à parler, il arrive que certains animaux n’aient aucune notion de français, mais c’est tout de même relativement rare. Généralement on fait appel à moi pour ajuster un petit peu, les animaux ayant fâcheuse tendance à inventer des mots à partir d’un mot existant et de le décliner à l’infini au grès de leur imagination. Des fois c’est très complexe de retrouver la racine du mot d’origine tellement ils l’ont détourné de son sens premier. J’ai même eu un patient une fois qui s’était servi d’un mot anglais à la base, je vous raconte pas le temps qu’il a fallu pour le remettre dans le droit chemin de la langue. Enfin voilà, il faut bien que je gagne ma vie pour payer la connexion internet qui me permet de communiquer avec vous et donc ce matin, j’ai une urgence et je ne serais pas en mesure de rédiger un article pour mon blog.
Ce matin je dois apprendre à parler à un raton laveur. Il faut que demain matin au plus tard à 10h00 il puisse articuler de face, de trois quart et de profil un français parfait. En effet, ce raton laveur est acteur et il a une séance de shooting (série de photographies dans différentes pauses) demain matin pour un grand magazine français et il sera interviewé par Jean-Pierre Lavoignat dans la foulée. Son agent m’a appelé en urgence hier soir, vous savez ce que c’est , au début de leur carrière, tous les comédiens mentent un peu sur leur CV, et bien mon patient avait menti en affirmant qu’il maîtrisait parfaitement le français, à l’époque il ne pensait pas que sa carrière le pousserais à la pratique de cette langue. Bref, ça va être intense, parce qu’il va lui falloir une sacrée répartie en face de ce cerveau de Jean-Pierre Lavoignat !
Donc vous m’excuserez, mais là j’ai vraiment, mais alors vraiment pas le temps d’écrire ne serait-ce qu’une ligne. Puissiez-vous me pardonner un jour le silence pesant que je vous impose cruellement ce mardi matin, cette sensation d’abandon comme un goût amer qui va couler au fond de votre gorge, ce rompement d’habitude que je vous assène mortellement comme un coup fatal sur la nuque du quotidien, mais je suis hélas plume brisé et bouche cousu, contraint et forcé de me mettre immédiatement au travail.
A demain j’espère.
B+
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