Grosso modo
Quelqu’un qui m’est cher (non, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas me relancer dans un billet déclaratif) m’a demandé, il y a peu pourquoi je me détruisais autant, en rapport avec une certaine difformité ventrale qui m’habille de graisse depuis déjà plus de dix ans. J’avoue n’avoir aucun élément tangible de réponse, je sais comment ça à commencé et plus ou moins pourquoi, mais je n’ai aucune idée de ce qui m’a fait baisser les bras au point de laisser la situation empirer. C’est marrant comme le temps déforme la perception qu’on a de soit, il y a encore quelques années, quelque part, je me voyais toujours plus ou moins maigre, mon corps ne m’envoyait aucun signe désagréable pour me mettre mal à l’aise et je portais ma bedaine fièrement et me sentais relativement bien dans ma peau. Considéré par tous comme un « bon vivant », je résonnais de rire en me tapant bruyamment l’appendice ventripotente en assumant parfaitement mon statut de gras de service, amateur des bons produits de nos régions ou le vins coule et le canard rôti. Si, au détour d’un chemin il me prenait l’envie absurde de rouler un patin à une grenouille et que fée devenue elle m’accorde un vœux et que je souhaite maigrir d’un coup hop, d’un trait de baguette magique, je risquerais d’avoir une certaine nostalgie de ma bedaine et de ne plus paraître aussi bon vivant sans mes atours rondouillets. Mais la réalité qui s’applique plus facilement à la vie m’accordera plutôt des mois de régimes et de sport pour me fondre, ce qui risque à l’usage de me faire bien vite (ou très lentement plutôt) oublier cette histoire de nostalgie. Car voilà, je vieillis.
Je vieillis et mon corps commence à m’envoyer des signaux pénibles et à me faire ressentir très fortement la lourdeur qui tire mon abdomen vers le sol. Cette après-midi, j’aidais un ami à déménager et j’ai commencé par faire le malin en embarquant trop de choses à la fois et bin j’ai pas fais le malin très longtemps. Il ne s’agit malheureusement plus d’une simple question d’apparence, mais bien de mon souffle qui s’épuise de plus en plus vite et forcément, à traîner tout ce poids depuis si longtemps ma carcasse commence à accuser quelques dysfonctionnements moteurs pénibles, ce qui a pour effet d’accélérer un peu trop violemment les battements de mon pauvre petit cœur. Ajouté à cela certains excès de cigarettes et d’alcool, je ne peux qu’acquiescer à la remarque de mon ami Buko : « toi aussi tu es candidat pour le double pontage ?! » Dès lors, il n’y a plus de doute, je suis bien en train de me détruire et ça, ça ne va pas être possible ! Bien sur ma mère m’a mis en garde depuis longtemps « il y a des antécédents dans la famille, etc… » mais bon on a toujours un peu tendance, souvent connement d’ailleurs, à prendre nos mère de haut dans ces moments-là, bien sur mon amie C essaie depuis trois ans de me faire faire sports et autres régimes, mais je la prenait à la rigolade en pensant tout bas que mon but dans la vie n’était pas de lui convenir physiquement même si je savais son inquiétude sincère.
Je ne suis pas en train de prendre des résolutions, il s’agit de résolutions qui auraient dû être prise il y a longtemps, seulement refermé sur mes petits déboires personnels je me suis laissé aller dans tout ce qui fait semblant de faire du bien instantanément mais détruit sournoisement sur la durée. Aujourd’hui, j’ai envie d’essayer de retrouver un peu de mon souffle et de pouvoir tenir plus longtemps sur une piste de danse, j’ai envie que mon esprit soit allégé afin d’avancer plus efficacement dans mes travaux d’écritures ou de créations divers, j’ai envie de recommencer à dérouler des projets, j’ai envie de réinvestir ma vie. Tout ça ne date pas précisément d’aujourd’hui là maintenant, ça a commencé il y a quelques mois quand j’ai recommencé à écrire, quand j’ai retrouvé en moi cette nécessité créatrice qui est ma force motrice, ça a vraiment commencé aussi lorsque j’ai fais une pause de deux mois sans alcool, l’horizon était de nouveau palpable et la fatigue moins pénible. Une sensation de liberté nouvelle. Evidemment, un gros fêtard comme moi a fini par céder aux sirènes de l’été et de soirée en soirée, je me suis mis quelques coup dans le fois jusqu’à plus soif, mais je vois très clairement la différence désormais. Maintenant l’idée serait d’arriver à tout faire avec modération afin de prolonger mon espérance de vie, je ne suis pas quelqu’un de modéré, alors ça ne va pas être simple. Je connaissais la suite de tout ça depuis le début, mais là, il va falloir s’y mettre, vraiment.
Confidence pour confidence, si je vous raconte tout ça, ce n’est pas pour m’auto sermonner en public, pas non plus pour m’auto convaincre, mais en toute naïveté, je me dis qu’en l’écrivant, ça va être plus facile. Désolé si je vous ennuie avec mes kilos, mais en en parlant tout devient plus simple, dégagé de torture, tout apaisé. Et comme je suis toujours convaincu que la volonté est la seule solution viable, ce n’est pas la peine de m’envoyer vos recettes de grand mères et autres salmigondis à bases de graines fermentées, je vous rassures, je vais aller voire un nutritionniste qui va se faire un malin plaisir de me torturer l’appétit !
À votre santé !
B+
Je vieillis et mon corps commence à m’envoyer des signaux pénibles et à me faire ressentir très fortement la lourdeur qui tire mon abdomen vers le sol. Cette après-midi, j’aidais un ami à déménager et j’ai commencé par faire le malin en embarquant trop de choses à la fois et bin j’ai pas fais le malin très longtemps. Il ne s’agit malheureusement plus d’une simple question d’apparence, mais bien de mon souffle qui s’épuise de plus en plus vite et forcément, à traîner tout ce poids depuis si longtemps ma carcasse commence à accuser quelques dysfonctionnements moteurs pénibles, ce qui a pour effet d’accélérer un peu trop violemment les battements de mon pauvre petit cœur. Ajouté à cela certains excès de cigarettes et d’alcool, je ne peux qu’acquiescer à la remarque de mon ami Buko : « toi aussi tu es candidat pour le double pontage ?! » Dès lors, il n’y a plus de doute, je suis bien en train de me détruire et ça, ça ne va pas être possible ! Bien sur ma mère m’a mis en garde depuis longtemps « il y a des antécédents dans la famille, etc… » mais bon on a toujours un peu tendance, souvent connement d’ailleurs, à prendre nos mère de haut dans ces moments-là, bien sur mon amie C essaie depuis trois ans de me faire faire sports et autres régimes, mais je la prenait à la rigolade en pensant tout bas que mon but dans la vie n’était pas de lui convenir physiquement même si je savais son inquiétude sincère.
Je ne suis pas en train de prendre des résolutions, il s’agit de résolutions qui auraient dû être prise il y a longtemps, seulement refermé sur mes petits déboires personnels je me suis laissé aller dans tout ce qui fait semblant de faire du bien instantanément mais détruit sournoisement sur la durée. Aujourd’hui, j’ai envie d’essayer de retrouver un peu de mon souffle et de pouvoir tenir plus longtemps sur une piste de danse, j’ai envie que mon esprit soit allégé afin d’avancer plus efficacement dans mes travaux d’écritures ou de créations divers, j’ai envie de recommencer à dérouler des projets, j’ai envie de réinvestir ma vie. Tout ça ne date pas précisément d’aujourd’hui là maintenant, ça a commencé il y a quelques mois quand j’ai recommencé à écrire, quand j’ai retrouvé en moi cette nécessité créatrice qui est ma force motrice, ça a vraiment commencé aussi lorsque j’ai fais une pause de deux mois sans alcool, l’horizon était de nouveau palpable et la fatigue moins pénible. Une sensation de liberté nouvelle. Evidemment, un gros fêtard comme moi a fini par céder aux sirènes de l’été et de soirée en soirée, je me suis mis quelques coup dans le fois jusqu’à plus soif, mais je vois très clairement la différence désormais. Maintenant l’idée serait d’arriver à tout faire avec modération afin de prolonger mon espérance de vie, je ne suis pas quelqu’un de modéré, alors ça ne va pas être simple. Je connaissais la suite de tout ça depuis le début, mais là, il va falloir s’y mettre, vraiment.
Confidence pour confidence, si je vous raconte tout ça, ce n’est pas pour m’auto sermonner en public, pas non plus pour m’auto convaincre, mais en toute naïveté, je me dis qu’en l’écrivant, ça va être plus facile. Désolé si je vous ennuie avec mes kilos, mais en en parlant tout devient plus simple, dégagé de torture, tout apaisé. Et comme je suis toujours convaincu que la volonté est la seule solution viable, ce n’est pas la peine de m’envoyer vos recettes de grand mères et autres salmigondis à bases de graines fermentées, je vous rassures, je vais aller voire un nutritionniste qui va se faire un malin plaisir de me torturer l’appétit !
À votre santé !
B+
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