Le retour à Paris.
Hier matin, après une épouvantable nuit à refuser le sommeil en bloc, étouffé par l’angoisse de rentrer chez moi, le réveil a sonné le glas à 8h30. Il fallait partir, une douche, un café, une clope et hop en route vers le camion qui m’emmènerait à la gare. Seulement BXL n’entendait pas les choses de cette façon, ça ne pouvait pas être si simple de la quitter comme ça, surtout la quitter pour Paris, non ça c’était vraiment trop pour elle ! Alors elle a imaginé un stratagème machiavélique pour me retenir, elle s’est mise en grève. Plus de bus, plus de métro et surtout plus de train. Après une heure d’embouteillage, Sam m’a laissé devant la gare et là on se serait cru dans un film de zombies ! La gare déserte, les panneaux d’affichages vides, un silence de plusieurs kilomètres de rien devant moi. BXL ma belle, je serais bien resté, vraiment, mais j’ai un rendez-vous avec Olivia à 15h00 dans le 17ème à Paris, je sais que tu es jalouse, mais je dois aller retrouver Olivia, c’est mon destin tu comprends ? Olivia n’est pas plus belle que toi, ça n’a rien à voir, c’est purement professionnel, je te le jure, je ne te mentirais jamais. BXL a consenti finalement à m’ouvrir une voie de secours. Bien caché dans la gare, un bus se préparait à trimballer une poignée d’errant jusqu’à Lille. A midi le bus à enfin pris la route, à 13h00 j’étais à la gare de Lille. A 13h30 un tgv décollait pour Paris nord, je demande à un gars de la sncf sur le quai à quelle heure le train serait à Paris, il me répond : "je sais pas 15h00 ?" Nooooooon !!!! Pas 15h00 à la gare du nord, je dois être à 15h00 dans le 17ème pour retrouver Olivia !!!!! Noooooooooooooooooooon !!!!!!! La mort dans l’âme, je grimpe dans le train bondé et je m’affale entre deux wagons.
Une jeune fille est entré en pleurant dans le train et s’est assise à quelques mètres de moi. Oui, il y avait plus malheureux que moi à ce moment-là. Pourquoi pleurait-elle ? Comme ça, ça ressemblait à une rupture un peu violente, mais il n’en était rien. Un gros salaud de contrôleur a éclairci la situation. Autrefois, du temps où la sncf était possible, c’est à dire encore avant que se soit possible, on achetait un billet de train pour un trajet et on payait un complément si une réservation était nécessaire. Désormais, un billet est unique et si on doit l’échanger à la dernière minute au nom de je ne sais quelle urgence, on se le met dans le cul bien profond. J’exagère, certains billets demeurent échangeables, mais vous admettrez que tout est fait pour compliquer la vie de l’usager. Bref cette jeune fille avait un billet initialement prévu pour un départ à 16h00, une urgence la pousse à sauter dans ce train en larme à 13h25 sans avoir le temps de changer son billet au guichet. Naturellement son billet de 16h00 est en plus un billet spécial qu’elle aurait pu échanger pour un train à 15h00, là j’ai pas tout compris, mais c’est ce que lui à expliqué le contrôleur en lui répétant plusieurs fois qu’elle était vraiment trop conne (sans le dire vraiment mais il le pensait si fort ce gros enculé de sa race de merde) de ne pas avoir attendu le train de 15h00 parce que là elle va devoir raquer 50 euros d’avoir été si conne. A force de s’entendre répété dix fois qu’elle aurait du attendre, que c’était n’importe quoi de pas s’organiser convenablement et de changer d’avis quand on a un joli billet pour 16h00 et que du coup maintenant elle doit raquer juste par sa faute parce qu’elle est trop cruche, la fille à lâché agacé : « bin il y a des moments dans la vie où on a pas le choix, vous pouvez comprendre non ? » Visiblement il n’avait pas bien compris ce gros tas de merde puante puisqu’il a continué à lui expliquer la logique du temps qui coute moins cher quand on en respecte les règles horaires alors elle a craqué : « ma grand mère est mort putain ça vous ferez chier d’être humain deux minutes ! ». Oui ça le faisait chier : « vous payez comment ? ». Il a répondu plusieurs fois qu’il ne faisait que son métier, sinon il serai resté chez lui, certes, c’est sur, c’est bien. On était quelques uns dans le wagon à attendre que ça passe, incapable de dire quoi que ce soit, de toute façon, quoi dire ?
Allez pour se détendre, un petit bout d'une chanson du groupe Volo :
Il fallait que je prenne le train à tout prix
D'ailleurs je ne me suis pas fait chier, je l'ai pris
Sans billet sans ticket sans titre de transport
J'espérais seulement ne pas tomber sur un de ces gros porcs
Au sourire sadique quand il vous demande
Une pièce d'identité oh oui c'est sûr il bande
Il doit jouir trop fort ça se voit dans le plus profond de son regard
Quand il vous dit monsieur j'vous fous dehors à la prochaine gare
Mais hallucinant pour moi ce jour-là le trajet fut d'enfer
A marquer dans les annales du chemin de fer
Le contrôleur en fait était une contrôleuse
Petite culotte à fleurs, un corps de danseuse
Elle m'a fait l'amour, je meurs si je mens
Dans un compartiment
Elle m'a tout fait goûter
Les banquettes et les portes bagages
et m'a laissé sa casquette, souvenir du voyage.
Bon allez, c'est mon jour de bonté je vous mets le clip en lien : Une histoire sympa.
Miracle ! Le train arrive à 14h30 à la gare du nord. J’ai foncé dans le métro et j’ai retrouvé Olivia à 15h00 tapante, ouf ! Passé mon rencart professionnel, je suis enfin rentré chez moi et là, la réalité m’a frappé très fort… Fort de plein de choses, mais très fort. Maintenant il va falloir être capable de continuer à écrire chez moi, je vous laisse dans ce terrible suspense : B+ parviendra t-il à écrire chez lui ? C’est une bonne et terrible question !
A très vite.
B+
Une jeune fille est entré en pleurant dans le train et s’est assise à quelques mètres de moi. Oui, il y avait plus malheureux que moi à ce moment-là. Pourquoi pleurait-elle ? Comme ça, ça ressemblait à une rupture un peu violente, mais il n’en était rien. Un gros salaud de contrôleur a éclairci la situation. Autrefois, du temps où la sncf était possible, c’est à dire encore avant que se soit possible, on achetait un billet de train pour un trajet et on payait un complément si une réservation était nécessaire. Désormais, un billet est unique et si on doit l’échanger à la dernière minute au nom de je ne sais quelle urgence, on se le met dans le cul bien profond. J’exagère, certains billets demeurent échangeables, mais vous admettrez que tout est fait pour compliquer la vie de l’usager. Bref cette jeune fille avait un billet initialement prévu pour un départ à 16h00, une urgence la pousse à sauter dans ce train en larme à 13h25 sans avoir le temps de changer son billet au guichet. Naturellement son billet de 16h00 est en plus un billet spécial qu’elle aurait pu échanger pour un train à 15h00, là j’ai pas tout compris, mais c’est ce que lui à expliqué le contrôleur en lui répétant plusieurs fois qu’elle était vraiment trop conne (sans le dire vraiment mais il le pensait si fort ce gros enculé de sa race de merde) de ne pas avoir attendu le train de 15h00 parce que là elle va devoir raquer 50 euros d’avoir été si conne. A force de s’entendre répété dix fois qu’elle aurait du attendre, que c’était n’importe quoi de pas s’organiser convenablement et de changer d’avis quand on a un joli billet pour 16h00 et que du coup maintenant elle doit raquer juste par sa faute parce qu’elle est trop cruche, la fille à lâché agacé : « bin il y a des moments dans la vie où on a pas le choix, vous pouvez comprendre non ? » Visiblement il n’avait pas bien compris ce gros tas de merde puante puisqu’il a continué à lui expliquer la logique du temps qui coute moins cher quand on en respecte les règles horaires alors elle a craqué : « ma grand mère est mort putain ça vous ferez chier d’être humain deux minutes ! ». Oui ça le faisait chier : « vous payez comment ? ». Il a répondu plusieurs fois qu’il ne faisait que son métier, sinon il serai resté chez lui, certes, c’est sur, c’est bien. On était quelques uns dans le wagon à attendre que ça passe, incapable de dire quoi que ce soit, de toute façon, quoi dire ?
Allez pour se détendre, un petit bout d'une chanson du groupe Volo :
Il fallait que je prenne le train à tout prix
D'ailleurs je ne me suis pas fait chier, je l'ai pris
Sans billet sans ticket sans titre de transport
J'espérais seulement ne pas tomber sur un de ces gros porcs
Au sourire sadique quand il vous demande
Une pièce d'identité oh oui c'est sûr il bande
Il doit jouir trop fort ça se voit dans le plus profond de son regard
Quand il vous dit monsieur j'vous fous dehors à la prochaine gare
Mais hallucinant pour moi ce jour-là le trajet fut d'enfer
A marquer dans les annales du chemin de fer
Le contrôleur en fait était une contrôleuse
Petite culotte à fleurs, un corps de danseuse
Elle m'a fait l'amour, je meurs si je mens
Dans un compartiment
Elle m'a tout fait goûter
Les banquettes et les portes bagages
et m'a laissé sa casquette, souvenir du voyage.
Bon allez, c'est mon jour de bonté je vous mets le clip en lien : Une histoire sympa.
Miracle ! Le train arrive à 14h30 à la gare du nord. J’ai foncé dans le métro et j’ai retrouvé Olivia à 15h00 tapante, ouf ! Passé mon rencart professionnel, je suis enfin rentré chez moi et là, la réalité m’a frappé très fort… Fort de plein de choses, mais très fort. Maintenant il va falloir être capable de continuer à écrire chez moi, je vous laisse dans ce terrible suspense : B+ parviendra t-il à écrire chez lui ? C’est une bonne et terrible question !
A très vite.
B+
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